Plus de deux cents épisodes de violence antichrétienne ont été recensés en 2015, en Inde, selon le Catholic Secular Forum (CSF), une organisation de la société civile indienne. Sept pasteurs protestants et un laïc ont notamment été tués. Au total, quelque 8.000 chrétiens ont été victimes de violences, y compris des femmes et des enfants. De nombreuses églises ont été détruites. Les auteurs des violences sont principalement des groupes et des formations extrémistes et fanatiques hindouistes. Ces groupes diffusent des campagnes de haine et de diffamation qui génèrent ensuite des actes de violence. L’un d’eux a renforcé son emprise sur le système politique du pays, dispose d’appuis dans la police, la magistrature et l’administration de l’Etat.
Les chrétiens sont principalement accusés de pratiquer des conversions forcées d'hindous. Certains Etats ont d'ailleurs renforcé, dans ce contexte, leurs législations contre les conversions forcées. Paradoxalement, le Conseil mondial hindou s'est récemment vanté d'avoir reconverti près de 500.000 chrétiens et 250.000 musulmans du pays. A noter enfin que l'Etat indien refuse souvent d'accorder des permis de séjour à des missionnaires, des religieux et des religieuses chrétiens étrangers.
Radio Vatican

