Lors de son traditionnel discours de Noël, le roi Philippe est revenu sur les attentats et menaces terroristes, tout en rappelant que les fêtes de Noël et de Nouvel An sont l’occasion de réaffirmer l'espoir dans l’avenir.
"Pour défendre notre société, il est aussi primordial de ne pas nous laisser intimider et de ne pas nous diviser. C’est ce que recherchent nos agresseurs. J’ai confiance dans le fait que nous resterons unis, citoyens d’un pays ouvert, où la grande majorité des compatriotes d’origine étrangère ont saisi les chances qui leur étaient offertes et partagent les valeurs de notre pays. Ils sont les fils et les filles de ce pays. Ne confondons pas ceux qui dévoient leur religion avec ceux qui la pratiquent dans le respect des valeurs universelles de l’humanité". Sans équivoque, le souverain a tenu à remettre les points sur les "i", faisant ainsi fi de certaines idées politiques exprimées par certains partis politiques de notre pays.
Le roi Philippe a estimé important de revenir à ce qui fait le socle de notre société, "ce à quoi nous tenons absolument: nos valeurs et nos règles de vie commune. Cela implique que nous éduquions nos enfants au respect des diverses religions et convictions philosophiques. Elles ont en commun la volonté de donner sens à la vie, de respecter autrui, de s’ouvrir aux autres".
Il s'est dit confiant dans notre capacité à construire une société plus harmonieuse, en s'adressant particulièrement aux jeunes, qui, a-t-il déclaré, ont "un désir profond de croire dans la vie, de croire en vous-même et de croire en l’autre".
A noter que le discours royal a été enregistré pour la première fois au château de Laeken et non au Palais de Bruxelles. De plus, les textes n'étaient pas comme autrefois, des traductions littérales mais des adaptations dans les trois langues nationales, avec des nuances. Signe de la volonté du Roi de parler une langue proche des gens.
J.J.D.

