L'agence wallonne de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles voit le jour ce 2 décembre. Le parlement de Wallonie a adopté le décret qui en définit le fonctionnement. Cette nouvelle agence, qui n'a pas encore de nom plus court et clair, reprend certaines compétences fédérales comme les allocations familiales, qui lui ont été transférées lors de la 6ème réforme de l'Etat.
Cet organisme d'intérêt public sera installé à Charleroi, dans l'ancien hôtel de police. 400 personnes vont travailler à le mettre en place, un effectif qui doublera dans les prochains mois avec du personnel de l'Awiph, du service public de Wallonie ou de la caisse d'allocations familiales notamment. Avec un budget de 4,4 milliards d'euros, l'agence gérera les questions de la santé, du bien-être, de l'accompagnement des personnes âgées, du handicap et des allocations familiales.
Ces allocations familiales seront le gros morceau de ce transfert du fédéral vers la Wallonie. Le fonctionnement actuel devrait se poursuivre quelques temps avant qu'un nouveau modèle d'allocations ne se mette en place qui tiendra compte des évolutions de la société. La Ligue des familles qui a pris note de la régionalisation de cette matière, se réjouit de voir que la nouvelle agence a "l’ambition de prendre en compte la sociologie des familles contemporaines, de l’ensemble de leurs revenus et de l’orientation vers un montant forfaitaire." L'association disposera d'ici quelques mois d'un représentant dans cet organisme d'intérêt public.
L'agence wallonne mise sur pied ce 2 décembre veut aussi instaurer un "Plan wallon nutrition santé". Le ministre Maxime Prévot espère ainsi impulser une politique de prévention dont on ne verra les effets visibles qu'en 2030. Le gouvernement wallon envisage également de rendre obligatoire une "assurance autonomie" dont chaque wallon sera redevable, et qui financerait les équipements nécessaires à cause du handicap et de la perte d'autonomie.
Anne-Françoise de Beaudrap

