La pauvreté menacée par l’évolution climatique (conférence ce 11/11)


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La pauvreté menacée par l’évolution climatique (conférence ce 11/11)
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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climatDimanche 8 novembre, la Banque mondiale a publié un rapport intitulé "Ondes de choc, maîtriser les impacts du changement climatique sur la pauvreté". La sortie de ce document, à quelques semaines de la Cop 21 qui se réunira à Paris fin du mois, établit le lien entre climat et pauvreté.

"Le changement climatique constitue une menace pour l’éradication de la pauvreté, mais ses impacts sur la pauvreté d’ici 2030 seront largement déterminés par les choix de politiques: un développement rapide, inclusif et qui intègre les risques du changement climatique peut prévenir la plupart des impacts à court terme sur la pauvreté; en revanche 100 millions de personnes supplémentaires pourraient être pauvres en 2030 à cause du changement climatique si les politiques de développement adéquates ne sont pas adoptées." Tel est le message du récent rapport de la Banque mondiale coordonné principalement par l'économiste Stéphane Hallegatte.

Si des mesures rapides et partagées ne sont pas décidées et mises en place prochainement, la population démunie ne fera qu'augmenter. En 2015, un milliard de pauvres étaient à l'origine d'à peine 1% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Par contre, ils en sont les victimes de première ligne, leur survie dépendant majoritairement de l'agriculture. "Une grande part de la consommation des pauvres provient directement des écosystèmes (bois, nourriture). Lorsque ces services faiblissent ou disparaissent du fait d’évolutions climatiques les conditions concrètes de vie de centaines de millions de personnes s’aggravent brutalement", explique Stéphane Hallegatte dans les colonnes de Libération.

"L’avenir n’est pas écrit d’avance"

A en croire les projections des experts sur l'évolution du climat de la Banque mondiale, 100 millions de personnes pourraient venir faire gonfler les statistiques de la population pauvre d'ici 2030. Les auteurs pointent l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud comme étant les deux régions les plus menacées.

Les rapporteurs ont toutefois préconisé une série d’actions susceptibles de réduire l’impact climatique sur les plus pauvres. "L’avenir n’est pas écrit d’avance, insiste Stéphane Hallegatte. Plusieurs initiatives de terrain ont démontré que de bonnes politiques de développement protègent efficacement les populations démunies contre les catastrophes annoncées."

Une conférence comme appel aux consciences

Pour plus d'informations sur le sujet, notez que "les grands-parents pour le climat" s'associent avec La maison du Développement durable (LLN) pour organiser ce mercredi 11 novembre une soirée "appel aux consciences" dès 19h à Louvain-la-Neuve dans l'Auditoire Socrate (Place Cardinal Mercier). Y interviendront plusieurs pointures telles Herman Van Rompuy, président émérite du Conseil européen, Eric De Keuleneer, président du CA de l’ULB, prof. à la Solvay Brussels School of Economics and Management, Jean-Pascal van Ypersele, climatologue, professeur à l’UCL ainsi qu'Eddy Caekelberghs, journaliste, ancien 1er grand maître adjoint du Grand Orient de Belgique, Myriam Tonus, chroniqueuse à la Libre, laïque dominicaine et Michael Privot, islamologue et co-auteur de "Tareq Oubrou, profession Imam".

Interpellés, entre autres, par l'encyclique "Laudato Si", par la déclaration d'Istanbul des leaders musulmans, l'appel de 36 Prix Nobel et tant d’autres expressions en faveur d’un réveil des consciences, ces personnalités de diverses convictions philosophiques et religieuses viendront témoigner de leur engagement pour la planète et l’humanité.

Inscriptions conseillées à [email protected]. Entrée 5€, gratuite pour les étudiants.

Plus de détails quant au programme sur gpclimat.be.

S.T. (avec La Croix/Libération)


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