Climat : l’analyse des évêques de la COMECE


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Climat : l’analyse des évêques de la COMECE
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

climat14A quelques jours de la Conférence des Nations Unies sur le Climat (COP 21), la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) présente un rapport d’experts sur les questions climatiques qui s’adresse aux négociateurs et à tous les citoyens européens ou non qui se sentent concernés par l’avenir de notre planète.

La conférence des Nations Unies sur le climat (COP 21) s’ouvrira ce dimanche 29 novembre à Paris. Conscients du rôle majeur de l’Union Européenne dans le succès d’une conclusion d’un accord international juste, juridiquement contraignant et durable sur le climat, la COMECE publie aujourd’hui, jeudi 26 novembre 2015, un rapport d’experts sur les questions climatiques qui s’adresse aux négociateurs et à tous les citoyens européens ou non qui se sentent concernés par l’avenir de notre planète.

Ce rapport a été rédigé par un groupe d’experts à la demande des évêques de la COMECE. Lors de leur Assemblée plénière fin octobre à Paris, les évêques de la COMECE ont souhaité que ce texte puisse constituer une contribution aux discussions menées dans le cadre de la COP 21.

S’inspirant de la vision intégrale sur la question écologique de l’Encyclique Laudato Si’ du pape François, ce rapport présente une analyse de l’évolution climatique actuelle et propose une série de suggestions politiques concrètes, dont l’idée principale est un nouvel élan vers une conversion écologique. Son annexe présente quelques exemples de projets écologiques concrets menés par les églises et communautés religieuses en Europe. Bien que souvent de petites tailles et modestes, ces initiatives sont de vraies sources d’inspiration et prouvent que cette conversion écologique est possible.

Le pape réclame un accord «transformateur» pour la société

Depuis Nairobi, le pape François a demandé que la COP21 dépasse les intérêts particuliers et trouve un accord qui entraîne plus largement une "culture de protection" tant de l’environnement que des personnes. Il s’en est pris aussi au commerce international afin que ses règles servent davantage la lutte contre l’exclusion.

Le changement climatique n’est pas l’unique enjeu de la COP21, pour le pape François. A ses yeux, la conférence de Paris est une occasion majeure d’aider à "inverser toutes les situations d’injustice et de détérioration dont nous souffrons aujourd’hui."

S’exprimant ce jeudi 26 novembre à Nairobi, au siège des agences des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et pour l’habitat, dans le cadre de son voyage en Afrique, le pape a rappelé - citant abondamment son encyclique sur l’écologie intégrale, Laudato Si’ - que les atteintes à la nature s’accompagnent "d’un processus implacable d’exclusion qui questionne tout notre système économique et nos styles de vie."

"C’est pourquoi j’espère que la COP21 débouchera sur la conclusion d’un accord global et ‘transformateur’ fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation", a-t-il ajouté, lisant son long discours en espagnol, sa langue maternelle.

Revoir les règles du commerce international

Le défi, selon lui, est d’atteindre trois objectifs, à la fois complexes et interdépendants: l'allègement de l’impact du changement climatique, la lutte contre la pauvreté et le respect de la dignité humaine. Une interdépendance qui exige de former à une culture de protection que le Saint-Père a définie comme "la protection de soi-même, la protection de l’autre, la protection de l’environnement". Cette culture s’oppose à celle "du rejet", qu’il dénonce depuis le début de son pontificat.

A cet égard et pour la première fois, le pape a insisté sur la nécessité du besoin de revoir également, à cette fin, les règles du commerce international.

J.J.D. (avec La Croix)

Lire le rapport de la COMECE

 

 

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