En ce 1er septembre, les élèves de primaire sont nombreux à reprendre le chemin de l'école. Mais qu'en est-il des enfants réfugiés ayant été forcés de fuir leur pays pour sauver leur vie? Caritas International lance aujourd'hui une campagne nationale dans le but d'aider 8.700 réfugiés syriens à poursuivre leur éducation en Jordanie et au Liban.
A l'heure actuelle, pas moins de 2,6 millions d'enfants syriens sont privés d'école. Certains n'ont plus de foyer, d'autres n'ont plus de famille, d'autres encore ont tout perdu. L'école, source d'espoir d'émancipation, lieu d'apprentissage des savoirs et du vivre ensemble, est devenue presqu'une utopie pour trop d'enfants, réfugiés malgré eux. En Syrie en effet, une école sur cinq est hors d'usage. Dans les pays voisins, la moitié des réfugiés syriens sont des enfants et 600.000 d'entre eux n'ont pas accès au système éducatif. "Fragilisés par ce qu’ils ont vécu, ils courent en outre un risque d’exploitation accru et voient leurs opportunités d’avenir balayées. En l’absence d’une réponse d’ampleur à cette problématique négligée, la région tout entière souffrira des conséquences à long terme de l’abandon de cette génération sacrifiée", écrit Caritas dans un communiqué.
La Belgique solidaire
Pour sensibiliser les citoyens belges à cette réalité et pour offrir une scolarité à un maximum d'enfants réfugiés, près de 200 sympathisants et collaborateurs de Caritas International se tiendront aujourd'hui aux portes des écoles de notre pays. Les bénéfices des actions lancées seront affectés à un projet éducatif innovant. Un impératif pour prémunir la Syrie, la Jordanie et le Liban des conséquences de l’abandon de toute une génération.
"Ce projet d’un genre nouveau conçoit l’enfant dans toutes ses dimensions", explique Sébastien Dechamps, chargé des projets de Caritas International au Moyen-Orient. "L’école est un point d’entrée pour apporter une réponse aux besoins pédagogiques, mais également physiques et psychologiques de l’enfant. Nous établissons ainsi des liens entre l’éducation, les moyens de subsistance des familles, la protection de l’enfance et la cohésion sociale. L’apprentissage contribue de cette manière au bien-être de l’enfant, de sa famille et du milieu d’accueil."
Une correspondance éducative et citoyenne
La crie syrienne constitue la pire crise de réfugiés que le monde ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour financer ses activités en matière d'éducation, Caritas lance un appel aux dons. Une opération originale est également lancée au sein des établissements scolaires qui sont encouragés à imaginer "une touche de solidarité aux traditionnelles photos de classe." Pour Caritas, c'est aussi l'occasion d'inciter les enseignants et animateurs de mouvements de jeunesse à participer activement au projet "Noël en exil". Il s'agit d'une action d'éducation à la citoyenneté mondiale sur base d'échange de cartes postales entre jeunes Belges et jeunes réfugiés au Liban. Si vous êtes intéressés par le projet, les détails se trouvent dès à présent sur le site www.caritasinternational.be.
Les dons, petits et grands, sont plus que les bienvenus sur le compte BE88 0000 0000 4141 ou via le site internet mentionné ci-dessus. Déduction fiscale à partir de 40€.
S.T.
Photo: Caritas International

