L’asbl Les Petits Riens va bientôt ouvrir son nouveau centre de tri à Anderlecht. L’association y a investi près de 11 millions d’euros.
Le marché de la seconde main est en plein essor : avec 7.000 tonnes de textile (mais aussi des meubles, de la déco, des vélos, etc... ) collectées, Les Petits Riens ont enregistré ces dernières années une croissance à deux chiffres de leurs ventes. En 2014, l’activité a précisément généré 11,4 millions d’euros de recettes. Autant dire que ces nouvelles installations sont attendues avec impatience. Après plus d’un an de travaux, le nouveau centre sera bientôt opérationnel. Installé rue de Zuen à Anderlecht, il regroupera les activités de production (actuellement partagées entre Leeuw-Saint-Pierre et Ixelles) et les services généraux de l’asbl au sein d’un nouveau complexe moderne. Les Petits Riens ne délaissent pour autant pas la rue Américaine à Ixelles. En effet, les espaces qui y seront libérés seront réaffectés à des surfaces de vente.
100 nouveaux emplois en deux ans
Le nouveau Centre de tri, qui totalisera une superficie de 9.000 m², permettra de doubler la capacité de tri en textile des Petits Riens, de 3.000 à 6.000 tonnes par an, ainsi que de traiter 2.000 tonnes de mobilier et d’objets divers. Ceux-ci seront ensuite distribués ou revendus dans les 17 magasins des Petits Riens situés sur l’ensemble du territoire belge ou à l’export. L’investissement générera aussi une centaine d’emplois nouveaux en deux ans. L’activité emploie en ce moment 163 équivalents temps plein. Au final, 250 personnes travailleront sur le site d’Anderlecht, principalement dans des fonctions exigeant peu de qualifications. De nombreux postes permettent ainsi à des personnes éloignées du monde du travail de se réinsérer, tant socialement que professionnellement. Fondée en 1937 par l’abbé Froidure, pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion, Les Petits Riens vient en aide, au travers de ses différents services sociaux (accueil et écoute, logement, réinsertion socio-professionnelle, soins de santé, aide matérielle et alimentaire), à plus de 2.600 familles et personnes chaque année.
P.G.

