La planète et le climat ont été au centre des discussions de l'ONU qui ont duré toute la semaine dernière à New York. Après un ultime effort entrepris dimanche 2 août, un plan d'action visant à éliminer la pauvreté extrême d'ici 2030 a été mis en place. Le plan a été imaginé dans le respect dans l'environnement et la maîtrise du réchauffement climatique.
Durant une semaine, plusieurs experts et diplomates issus des 193 pays membres de l'ONU se sont réunis à New-York pour négocier un plan d'action de lutte contre l'extrême pauvreté. Composé d'une trentaine de pages, le projet fixe également des règles visant à maîtriser le réchauffement climatique. "Transformer notre monde, programme de développement durable d'ici 2030" a trouvé un consensus hier soir à l'ONU et doit encore être adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement. Il est prévu que ces derniers se réunissent les 26 et 27 septembre prochain à New York, à l'occasion de la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU.
"C'est vraiment un moment historique", a estimé Macharia Kamau, ambassadeur kenyan à l'ONU, ravi du résultat des négociations que son pays a co-présidées avec l'Irlande. Le programme est ambitieux; il prévoit 17 objectifs de développement durable déclinés sur 169"cibles". Le premier objectif est de taille puisqu'il prévoit d'éliminer d'ici quinze ans "la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde". L'ONU fait ici référence au milliard de personnes qui vivent, encore aujourd'hui, avec moins de 1,25 dollar par jour. Cette extrême pauvreté est présente majoritairement en Afrique subsaharienne ainsi que sur le continent asiatique. Le plan d'action espère également pouvoir "permettre à tous de vivre en bonne santé". Il prévoit d'assurer "l'accès de tous à une éducation de qualité" et fixe des objectifs en matière d'égalité des sexes. A ce propos, il entend éliminer les discriminations et les violences à l'égard des femmes. Bien sûr, "un travail décent pour tous" figure parmi les priorités retenues par l'ONU qui prône aussi la réduction des inégalités, la durabilité "des modes de production et de consommation", et encourage la paix et le développement de "sociétés pacifiques et ouvertes à tous".
Le 13e objectif exhorte les dirigeants de la planète à "prendre d'urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions". Le document souligne le rapprochement qui le lie avec les prochaines négociations sur le climat qui auront lieu fin décembre à Paris. Il encourage les futurs négociateurs à conclure "un accord ambitieux et universel sur le climat".
L'ONU et Barack pour sauver le climat
Les 17 objectifs établis par les représentants de l'ONU entreront en vigueur le 1er janvier 2016. Chaque Etat pourra volontairement faire le choix de les respecter et fixera lui-même les moyens d'atteindre des résultats. Des "indicateurs" devraient toutefois permettre de juger des progrès accomplis et d'assurer un "suivi systématique". Citant pour conclure des propos de Nelson Mandela, l'ambassadeur sud-africain Kingsley Mamabolo s'est exprimé au nom du G77 (les 134 pays en développement): "cela semble toujours impossible, jusqu'à ce que nous le fassions".
Le changement climatique est décidémént à l'honneur en cé début du mois d'août. Barack Obama a prévu de présenter ce lundi 3 oaût son plan de lutte contre ce fléau. Une avancée inédite, "jamais franchie" par les Etats-Unis pour réprendre les propos du président. Un plan qui prévoit de limiter les émissions de carbone des centrales électriques américaines de 32% par rapport au niveau de 2005. L'objectif de temps est le même que celui fixé par l'ONU: 15 ans.
S.T. d'après Belga/AFP

