Les autorités chinoises mènent depuis deux ans, dans certaines provinces, des campagnes de destruction de croix, mais aussi parfois d’églises catholiques et de temples protestants.
Ces destructions sont présentées par les autorités chinoises comme liées à des questions d’urbanisme. En fait, elles sont la manifestation de l’inquiétude des autorités chinoises face au développement du christianisme, dont elles veulent limiter l’expression publique. Mais des voix s’élèvent désormais publiquement pour réclamer l’arrêt de ces campagnes de destruction.
Mgr Vincent Zhu Weifang, archevêque émérite de Wenzhou, à l’est de la Chine, a manifesté le 24 juillet dernier devant le siège du Parlement de la ville, avec 26 prêtres de son diocèse. Quelques jours plus tôt, des responsables de l’Association patriotique des catholiques chinois, un organisme relié au pouvoir, avaient diffusé un rapport demandant l’arrêt de ces destructions de croix. Une façon, peut-être, de canaliser la contestation en la faisant passer par des canaux officiels.
Mais les autorités poursuivent leur répression par ailleurs. Selon l’agence Asianews, 16 manifestants protestants qui s’opposaient à ces démolitions ont été arrêtés dans la province du Zhejiang, accusés d’atteinte à l’ordre public.
Radio Vatican

