Au 1er trimestre 2015, le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration a augmenté significativement dans les trois régions du pays. Mais plus particulièrement en Wallonie : +15%
Que s’est-il donc passé en Wallonie pour que le nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration (RIS) ait « explosé » à ce point ? Avec + 15% pour ce premier trimestre, la région wallone fait en effet pire qu’en 2009, au moment où sévissait la crise. Pour Philippe Defeyt, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. « Cette exception wallonne est très clairement liée à la fin de droits de milliers de bénéficiaires d'allocations d'insertion. » L’économiste constate que la Wallonie enregistre à elle seule quasiment la moitié du recul du nombre d'allocations d'insertion en Belgique!
Encore plus difficile de retrouver un emploi
« Cette augmentation du nombre de bénéficiaires du RIS, en particulier de ceux âgés entre 25 à 44, ans survient d'autant plus mal que les politiques de (re)mise à l'emploi par les CPAS sont à la traîne », note encore Philippe Defeyt. Conséquence logique : les personnes ayant perdu leur allocation d'insertion ont donc moins de chance de (re)trouver un emploi. Les plus pénalisés étant ceux qui ne dépendent plus ni de l'ONEM, ni d'un service public de l'emploi régional et ni d'un CPAS. Ils se retrouvent par définition sans appui et, bien souvent, avec un recours plus difficile voire impossible à diverses possibilités de formation ou d'aides à l'emploi.
P.G.

