Au moins 28 personnes ont été tuées et près d’une centaine d’autres blessées lors d’une attaque suicide qui a frappé la ville turque de Suruç ( non loin de la frontière syrienne). Le ministère de l’Intérieur turc dresse ce lourd bilan, en insistant sur le caractère "provisoire" de celui-ci.
La déflagration s’est produite dans le jardin d’un centre culturel dans la ville de Suruç, située à proximité de la frontière et de la ville syrienne de Kobané . Il y a quatre mois, les milices kurdes de Syrie étaient parvenues à chasser de Kobané les djihadistes du groupe Etat islamique après d’intenses combats. D'après les autorités turques, le groupe Etat Islamisque pourrait être à l'origine de l'attentat. Si cette hypothèse se vérifie, ce serait la première attaque de l'EI sur le sol turc depuis l’émergence du groupe radical, qui contrôle depuis plus d’un an d’importantes parties de territoire proche des frontières turques, notamment en Irak et en Syrie.
Un acte de terreur
Le président turc Recep Erdogan a condamné l'attentat dénonçant un "acte de terreur". "Nous sommes plongés dans le deuil à cause d'un acte de terreur qui a fait 28 morts et de très nombreux blessés. Je maudis et condamne les auteurs de cette violence au nom de mon peuple", a-t-il déclaré lors d'une visite officielle dans la partie nord de Chypre, occupée par la Turquie depuis 1974.
Une autre attaque
Peu après cette première explosion, une autre attaque à la voiture piégée a visé un barrage de sécurité établi par les milices kurdes dans le sud de Kobané, de l’autre côté de la frontière, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Cette attaque quasi-simultanée côté syrien «renforce nos suspicions» envers le groupe État islamique, a indiqué à l’AFP le responsable turc.
MVL, avec Euronews et l'Avenir
