Devant la multiplication des fuites concernant les épreuves certificatives externes (CESS, CE1D, CE2D), la ministre a pris les bonnes décisions selon l'Ufapec. L'Union des associations de parents d'élèves de l'enseignement catholique espère désormais que ces incidents ne remettront pas en question l'avenir de ces épreuves.
Après l'épreuve d’histoire comptant pour le CESS (6e secondaire), celle de néerlandais qui comptait pour le CE2D (3e secondaire), on a appris ce matin que l’examen de sciences, organisé en 2e secondaire, dans le cadre des épreuves dites CE1D, a également été victime de fuites. Les questionnaires étaient disponibles sur internet. Et cet après-midi, c'étaient les questions de l'épreuve de langues modernes du CE1D - qui aura lieu demain - qui ont été révélées. La députée Ecolo Barbara Trachte a même indiqué sur Facebook que "devant certaines écoles, ces questions se vendaient de 5 à… 50 euros".
Face à cela, la ministre de l’Education n'a pu que déplorer fortement cette addition de fuites "jamais connues auparavant", alors que la procédure est restée complètement identique aux années précédentes. Elle a annulé l’épreuve de sciences du CE1D, comme elle avait annulé l’examen d’histoire, et renvoie donc aux conseils de classe la responsabilité d’évaluer la maîtrise par les élèves des savoirs et compétences concernés.
Identifier les auteurs
Une sage décision selon l'Ufapec qui attend que les responsables de ces fuites soient identifiés. Dans son communiqué, l'Union représentant les parents d'élèves de l'enseignement catholique francophone insiste sur le fait que ces épreuves externes ont une valeur pédagogique importante "puisqu’elles doivent permettre à chaque équipe éducative d’évaluer ses pratiques pédagogiques et d’ajuster, le cas échéant, ces pratiques en vue de la réussite de tous les élèves et leur préparation aux étapes suivantes du parcours."
"L’avenir de ces épreuves doit être une priorité pour toutes celles et tous ceux qui font de la réussite scolaire de chaque enfant la priorité de notre système d’enseignement", conclut le communiqué.
P.G.

