En marge du Festival de Cannes, le jury œcuménique a remis ses propres prix samedi 23 mai dernier.
Depuis plus de 40 ans, le jury œcuménique décerne son propre palmarès après avoir vu les films en compétition à Cannes. Dans cette cuvée 2015, le prix œcuménique a d'abord été remis à "MIA MADRE" de Nanni Moretti. Le jury a estimé que ce film fait preuve d'une "maîtrise d'une exploration fine et élégante, imprégnée d’humour, de thèmes essentiels dont les différents deuils auxquels la vie nous confronte".
Le Jury œcuménique a également décerné deux Mentions spéciales aux films:
- "LA LOI DU MARCHÉ" de Stéphane Brizé. Dans ce drame français dans lequel s'illustre Vincent Lindon, le jury a souligné "sa critique prophétique du monde du travail et sa réflexion incisive sur notre complicité implicite à des logiques marchandes inhumaines."
- et encore "TAKLUB" de Brillante Mendoza (Un Certain Regard) récompensé pour "son portrait sensible d’individus et de communautés aux Philippines luttant pour continuer à vivre malgré les catastrophes naturelles les exposant à la souffrance et à la mort."
Ce palmarès du jury œcuménique est assez différent de la remise des Palmes de Cannes. Le jury de la compétition officielle, présidé par Joel et Ethan Coen, a dévoilé deux jours plus tard, les noms des lauréats 2015. Le seul point commun tient au Prix d'interprétation masculine remis à Vincent Lindon pour son rôle dans 'La loi du marché'.
A.-F. de Beaudrap (cp)


