En attendant une loi, polémique autour de la gestation pour autrui


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En attendant une loi, polémique autour de la gestation pour autrui
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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gpaCe weekend à Bruxelles, des cliniques et agences américaines ont présenté leurs services dans le domaine de la gestation pour autrui, la GPA. Le but de ce colloque organisé par l'association américaine "Men having Babies", est d'informer et d'encourager les couples homosexuels à s'inscrire dans leurs programmes. Depuis les réactions fusent de toutes parts. Alors que le Sénat et la Chambre poursuivent leurs réflexions pour cadrer la GPA d'un point du vue législatif, certains hôpitaux continuent de la pratiquer, selon leurs propres critères.

En Belgique, c'est le flou autour de la gestation pour autrui (GPA). Aucune loi spécifique ne l'interdit ou ne l'encadre et pourtant quatre hôpitaux du pays offrent le service des mères porteuses. Les cliniques établissent elles-mêmes les critères pour recourir à une GPA. Toutes s'accordent sur le fait que la mère porteuse doit être proche du couple et non une personne "recrutée" en agence ou rencontrée sur internet comme c'est le cas aux Etats-Unis. En Belgique, des tests psychologiques sont également effectués. De nombreux couples homosexuels belges n'hésitent donc pas à traverser l'océan pour recourir à la GPA sur le sol américain, malgré le coût très élevé de la démarche. Ils débourseront une somme avoisinant les 100.000 dollars pour entamer la procédure et couvrir les frais médicaux, les frais de juristes et dédommager la mère porteuse.

Un don altruiste

A Gand par exemple, la GPA pourra être pratiquée si le couple trouve et connait la mère porteuse. Le couple devra également trouver une donneuse d'ovocytes puisque ceux de la mère porteuse ne peuvent être utilisés. "C'est tout à fait dans la tradition belge et européenne : quand il s'agit de dons, lorsqu'on parle de dons d'ovocytes, dons de sperme, dons d'organes, etc. c'est dans un contexte non commercial qu'on le fait, dans le contexte altruiste, et la GPA doit être faite dans la même condition, sinon, on est dans l'abus, on est dans une logique qui n'est pas la nôtre." s'est exprimé Petra de Sutter au micro de la RTBF. La sénatrice Groen est aussi gynécologue à l'hôpital universitaire de Gand. "On est en train de travailler sur un cadre légal pour voir comment on peut légaliser la GPA en Belgique, et on pense évidemment que la GPA commerciale doit être tout à fait condamnée et interdite", poursuit la sénatrice.

Trafic de femmes et d'enfants

A l'extérieur, une manifestation silencieuse organisée par No Maternity Traffic, dont Action pour la famille asbl-Actie gezin vzw est membre, se tenait devant le siège du gouvernement de la Région Bruxelles capitale. "Nous continuons à rencontrer des Sénateurs et des Députés d’un plus grand nombre de partis possible pour les sensibiliser sur la gestation pour autrui, qui est toujours commerciale (puisque les intermédiaires, médecins, juristes, psychologues etc. qui l’accompagnent sont rémunérés) et qui constitue non seulement une marchandisation mais un véritable trafic de femmes et d’enfants. Notre objectif reste d’obtenir une interdiction légale et totale de la GPA en Belgique", a expliqué un membre d'Action pour la famille asbl-Actie gezin vzw.

Le colloque de ce weekend a donc remis la polémique sur le devant de la scène. Certes la réflexion est lancée mais en attendant l'adoption d'un cadre légal, la GPA est toujours une alternative qui existe en Belgique et qui est appliquée selon des critères très stricts.

S.T (d'après RTBF/RTL/La Libre)


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