
Les élèves de l'enseignement officiel, qui l'année prochaine pourront choisir d'être dispensés du cours de religion ou de morale, devront bosser. Le "cours de rien" sera un cours d' "autre chose", promet Joëlle Milquet.
Suivre le cours de religion, le cours de morale, ou un cours d'autre chose. Ce sont les trois options parmi lesquelles les élèves de l'enseignement officiel devront choisir dès la prochaine rentrée scolaire. Le cours "alternatif" aura du contenu qui pourra être évalué, promet le cabinet de la ministre de l'Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il avait longtemps été question de cours "de citoyenneté" pour éviter aux parents de révéler leurs opinions en inscrivant leur enfant à un cours "philosophiquement engagé". A l'heure actuelle, aucun intitulé n'a été attribué à ce nouveau "cours" qui figurera parmi la grille des programmes de l'enseignement officiel dès le mois de septembre. Mais d'après certains médias, il s'agirait faire travailler les élèves via des lectures, des travaux écrits et activités en lien avec la citoyenneté. A la veille du mois de mai, rien n'a encore été officiellement décidé.
Non au modèle flamand
La communauté flamande a sur ce point une longueur d'avance. En effet, depuis 2002, elle permet aux élèves qui font une demande de dispense de ne pas suivre le cours de morale ou de religion. La minorité (1%) des étudiants "dispensés" sont envoyés à l'étude pendant les deux heures de cours. Un modèle que Joëlle Milquet ne compte pas suivre, jugeant qu'il créé une rupture d'égalité avec les élèves qui fréquentent le cours de morale ou de religion. Car l'étude n'est pas un cours, il n'y a donc pas de contenu spécifique, ni d'évaluation. Le contenu et l'encadrement de la dispense restent donc à inventer…
Et pourtant, d'ici le 8 mai, les parents dont les enfants sont inscrits dans l'enseignement officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles devront remplir un papier précisant lequel des trois cours ils désirent pour leurs enfants: morale ? religion ? ou la dispense ? Une démarche administrative qui ne sera pas définitive mais qui permettra à la ministre CDH d'évaluer le nombre d'enfants qui opteront pour la dispense. Le verdict sera connu le 18 mai.
S.T. (d'après Le Soir)

