Auschwitz, le procès d’Oskar Gröning s’ouvre aujourd’hui


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Auschwitz, le procès d’Oskar Gröning s’ouvre aujourd’hui
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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AuschwitzC'est ce mardi 21 avril que s'ouvre en Allemagne le procès de l'ancien comptable d'Auschwitz, Oskar Gröning.

Agé de 93 ans, l'ancien comptable d'Auschwitz, a promis de s'expliquer. Oskar Gröning s'est rendu ce matin à Lüneburg, dans le nord de l'Allemagne, où il sera jugé pour "complicité de meurtres". Les victimes ainsi que leurs familles espèrent avant tout une reconnaissance des crimes commis.

L'ex-comptable risque de 3 à 15 ans de prison pour avoir contribué à la mort de 300.000 juifs hongrois, déportés entre mai et juillet 1944 dans le camp de concentration d’Auschwitz. Oskar Gröning jure pourtant n'avoir "jamais donné une gifle", écrit La Croix. Il aurait demandé son transfert au front après avoir été le témoin de meurtre d'un bébé par un de ses compatriotes. Sa requête sera rejetée et Gröning s'habituera aux pratiques du camp. Si bien qu'il aurait aidé à sélectionner les déportés à l'entrée des camps, jugeant certains aptes au travail et envoyant les autres à la mort. A l'époque, Gröning était âgé de 20 ans.

S'il n'y a peut-être pas eu violence directe, l'ancien nazi avait toutefois confié, fin de l'année 2014, au quotidien allemand Hannoverische Zeitung, ne jamais avoir "trouvé la paix intérieure".

Après la guerre, Oskar Gröning était revenu vivre sur le sol allemand et n'a jamais caché son engagement dans le Waffen SS, attiré à l'époque par "l'élégance de l'uniforme". Il s'est marié et a eu deux fils. Il a, depuis, écrit son parcours de vie dans un mémoire de 87 pages.

Juridiquement "je suis innocent"

"Je décrirais mon rôle comme celui d'un petit rouage. Si vous qualifiez ça de culpabilité, alors je suis coupable. Mais juridiquement parlant, je suis innocent", martèle Gröning à chaque interview, demandant pardon aux victimes de la Shoah tout en rejetant toute responsabilité pénale.

Ce matin, son procès s'est ouvert et Gröning a promis qu'il s'expliquerait. Le verdict n'est pas attendu avant le mois de juillet. Pas moins de 67 personnes, rescapés ou descendants de victimes, se sont portées parties civiles dans ce procès. Parmi elles, Hey Bohm a fait le déplacement depuis la ville canadienne de Toronto. "Ce que j’espère entendre, c’est qu’avoir contribué à une machine de mort (…) est un crime. Ainsi, à l’avenir, plus personne ne pourra faire ce qu’il a fait en se prétendant innocent", confie la survivante du camp, au quotidien allemand Tagesspiegel.

S.T. (d'après AFP/La Croix)

Catégorie : International

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