François manifeste sa proximité aux populations du Nigeria


Partager
François manifeste sa proximité aux populations du Nigeria
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

NIgeriaLa paix «n’est pas seulement l’absence de conflits ou le résultats de quelque compromis politique, ou d’un fatalisme résigné». Elle comporte un «engagement quotidien, courageux et authentique pour favoriser la réconciliation, promouvoir des expériences de partage, jeter des ponts de dialogue, servir les plus faibles et les exclus»; en un mot «elle consiste à construire une culture de la rencontre».

C’est ce que le pape François écrit dans une lettre adressée aux évêques du Nigéria, pays africain à forte densité de population aujourd’hui aux prises avec un terrorisme toujours plus impitoyable et féroce, alimenté par «de nouvelles et violentes formes d’extrémisme et de fondamentaliste, sur des bases ethnique, sociale et religieuse».

«De nombreux Nigérians», dénonce le pape, «ont été tués, blessés, mutilés, séquestrés et privés de tout: de leurs proches, de leurs terres, des moyens de subsistance, de leur dignité, de leurs droits. Nombre d’entre eux n’ont pas pu rentrer chez eux». Dans le viseur des extrémistes finissent «aussi bien des chrétiens que des musulmans», unis «par une fin tragique sous la férule de personnes qui se proclament religieuses, mais qui abusent de la religion pour en faire une idéologie à plier à leurs propres intérêts de domination et de mort».

François assure de sa proximité les évêques et les fidèles qui souffrent, en les remerciant «parce qu’au milieu de tant d’épreuves et de souffrances, l’Eglise au Nigéria ne cesse de témoigner de l’accueil, de la miséricorde et du pardon». Le pape rappelle en particulier «les prêtres, les religieux et les religieuses, les missionnaires et les catéchistes qui, malgré les sacrifices indicibles, n’ont pas abandonné leur troupeau, mais sont restés à son service, bons et fidèles annonciateurs de l’Evangile». A eux, ajoute-t-il, «je veux exprimer ma proximité et dire: ne vous lassez pas de faire le bien!»

La reconnaissance du pape s’étend ensuite aux nombreuses personnes «de toutes extractions sociale, culturelle et religieuse qui, avec une grande détermination, s’engagent concrètement contre toute forme de violence et en faveur d’un avenir plus sûr et plus juste pour tous». Un exemple - repris dans les paroles de Benoît XVI - de la «puissance de l’Esprit qui transforme les cœurs des victimes et de leurs bourreaux pour rétablir la fraternité». En conclusion, l’appel adressé aux prélats nigérians: «Avec persévérance et sans découragement allez de l’avant sur le chemin de la paix! Accompagnez les victimes! Secoursez les pauvres! Eduquez les jeunes! Soyez les promoteurs d’une société plus juste et solidaire!»

L’Osservatore Romano

Catégorie : International

Dans la même catégorie