Pape François : « Soigner un malade, c’est servir le Christ »


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Pape François : « Soigner un malade, c’est servir le Christ »
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

Lors de l'angélus du 8 février, le pape François a montré que "les personnes malades sont une voie privilégiée pour rencontrer le Christ, pour l’accueillir et le servir." Une réflexion qui s'appuyait sur l'évangile du jour (Mc 1,29-39) où Jésus qui guérit de nombreux malades.

Cette réalité de la guérison des malades par le Christ nous invite à réfléchir sur le sens et la valeur de la maladie. [...] L’œuvre salvifique du Christ ne se limite pas à sa personne et au temps de sa vie terrestre; elle continue par l’intermédiaire de l’Eglise, sacrement de l’amour et de la tendresse de Dieu pour les hommes. Envoyant en mission ses disciples, Jésus leur confère un double mandat: annoncer l’Evangile du salut et guérir les infirmes (cf. Mt 10,7-8). Fidèle à cet enseignement, l’Eglise a toujours considéré l’assistance aux infirmes comme partie intégrante de sa mission.

"Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous", avertit Jésus (cf. Mt 26,11), et l’Eglise les trouve continuellement sur sa route, en considérant les personnes malades comme une voie privilégiée pour rencontrer le Christ, pour l’accueillir et le servir. Soigner un malade, l’accueillir, le servir, c’est servir le Christ: le malade est la chair du Christ.

Chemin de croixCela arrive aussi à notre époque, quand, malgré les nombreux acquis de la science, la souffrance intérieure et physique des personnes suscite de fortes interrogations sur le sens de la maladie et de la souffrance, et sur le pourquoi de la mort. Il s’agit de questions existentielles, auxquelles l’action pastorale de l’Eglise doit répondre à la lumière de la foi, en ayant sous les yeux le Crucifix, dans lequel apparaît tout le mystère salvifique de Dieu Père, qui par amour des hommes n’a pas épargné son propre Fils (cf. Rm 8,32). Par conséquent, chacun de nous est appelé à porter la lumière de l’Evangile et la force de la grâce à ceux qui souffrent et à ceux qui les assistent, membres des familles, médecins, infirmiers, pour que le service au malade soit accompli avec toujours plus d’humanité, avec un dévouement généreux, avec amour évangélique, avec tendresse. L’Eglise mère, par nos mains, caresse nos souffrances et soigne nos blessures, et elle le fait avec une tendresse de mère.

Prions Marie, Santé des malades, afin que toute personne puisse expérimenter, grâce à la sollicitude de ceux qui sont auprès d’elle, la puissance de l’amour de Dieu et le réconfort de sa tendresse paternelle.

(Zenit)


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