Adoptions internationales: un record historiquement bas


Partager
Adoptions internationales: un record historiquement bas
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
2 min

La Belgique enregistre de moins en moins d'adoptions internationales. La principale cause de ce recul est due à l'amélioration des conditions de vie de certains pays émergents, dixit l'Autorité centrale communautaire.

AdoptionEn Fédération Wallonie-Bruxelles, les demandes d'adoption sont suivies par la direction de l'adoption de l'Autorité centrale communautaire (ACC). En Flandre, c'est Kind & Gezin qui est en charge du suivi. Les critères à remplir sont très stricts, les règles nombreuses et la Belgique connue comme étant l'un des pays les plus vigilants en matière d'adoptions internationales. Les abus dont notre pays a été le théâtre par le passé auraient contribués à construire une solide forteresse qui aujourd'hui décourage de nombreuses personnes dans leurs démarches d'adoption. "S’il y a des règles très strictes en matière d’adoption c’est parce qu’il y a eu des situations très problématiques : des trafics, des malversations, des adoptions forcées et de nombreux échecs", expliquent Didier Dehou, directeur de l’ACC, et Béatrice Bertrand, juriste, dans les colonnes de La Libre. "C’est pour répondre à de telles situations que la Belgique a ratifié la convention de La Haye sur la protection des enfants de 1993, et a même maximisé ses prescrits," précisent-ils.

Un modèle "fiable et rigoureux"

A notre législation très stricte, viennent s'ajouter les lois en vigueur dans les autres pays. Il faut aussi concilier différents niveaux d'exigence. Pas simple donc de conclure une collaboration internationale en matière d'adoption. "Entre un modèle Nord-américain où certains organismes d’adoption sont de véritables agences commerciales, et d’autres œuvres d’adoptions gérées par des bénévoles très généreux, mais loin d’être professionnels, la Belgique a choisi de centraliser son système en le rendant fiable et rigoureux. En outre, les organismes d’adoption qui travaillent avec nous dans de nombreux pays sont très surveillés et demeurent sans buts lucratifs," se félicite le directeur de l'ACC.

Amélioration des conditions de vie

Au fil des années, les adoptions internationales se sont raréfiées. Les raisons sont davantage à trouver dans l'amélioration des conditions de vie de certains pays émergents, asiatique notamment, que dans le durcissement des lois liées à l'adoption. Il y a dix ans, en 2004, plus de la moitié des adoptions en Belgique provenaient d'Asie (57%). En 2013, les adoptions d'enfants en provenance du continent asiatique n'étaient plus que de 20%. La tendance s'est donc peu à peu inversée au profit des pays originaires d'Afrique. Cette même année, les enfants confiés à l'adoption dans notre pays étaient au nombre de 143, soit le nombre le plus bas jamais enregistrés en Fédération Wallonie-Bruxelles.

S.T. (d'après La Libre)

Catégorie : Belgique

Dans la même catégorie