Les négociations concernant le dossier des numéros Inami avancent mais les acteurs de terrain ne s'entendent pas sur la procédure. Hier, le ministre Marcourt faisait état de la bonne voie d'un consensus. Pourtant, la FEF n'avait pas encore été consultée.
Alors qu'hier, jeudi 29 janvier, le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, annonçait le profilage d'un compromis dans le dossier Inami, la Fédération des étudiants francophones (FEF) ne l'a pas entendu de la même oreille.
Le ministre Marcourt annonçait qu'en concertation avec les acteurs du dossier, un terrain d'entente aurait été trouvé: l'idée d'un examen d'entrée serait abandonnée; par contre, un concours serait organisé à la fin de la première BAC.
Marcourt, "petit joueur"
A la suite de ces déclarations, la FEF a réagi en affirmant qu'elle n'avait pas été concertée par le ministre, leur rencontre étant prévue ce vendredi. "Le ministre annonce officiellement avoir consulté les acteurs de terrain en mettant à l’heure actuelle officieusement de côté la FEF, ce syndicat qui représente pourtant les étudiants de trois facultés de médecine (UNamur, UCL et ULB). Alors de qui M. Marcourt se moque-t-il quand il vante la transparence de sa procédure de concertation?", écrit le syndicat étudiant dans un communiqué. Dans ce document la FEF marque ses fermes intentions de négociations dans le dossier et regrette le "retour de veste" du ministre Marcourt. Un ministre qu'elle n'hésite d'ailleurs pas à qualifier de "petit joueur".
Déplorant ce manque de transparence, la FEF a demandé le "report d’une quelconque décision sur ce dossier tant qu’elle n’aura pas été consultée en bonne et due forme."
S.T.

