CAP 48 a félicité la Ville de Liège pour ses démarches d'intégration à l'égard des personnes handicapées. Mercredi 21 juillet, des responsables de la Ville ont remis le prix de l'Entreprise Citoyenne à la Cité ardente, pour souligner l'action entreprise en trois domaines: l'emploi, l'accessibilité et la solidarité.
Marcellin Koffi, gestionnaire des Ressources humaines de la Ville de Liège, a expliqué qu'ils travaillent en partenariat avec l’Agence Wallonne de l’Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). L'objectif consiste d’une part à engager et intégrer des personnes souffrant de handicap dans l'administration liégeoise et, d’autre part, à maintenir l'emploi des agents au gré d’une adaptation de leur poste de travail. Très concrètement, la ville a octroyé dans certains cas des réductions d'heures de travail, ou des temps de pauses plus long, pour les employés souffrant de difficultés physiques ou mentales. Parfois, le jeu de la solidarité au sein d'un service a aussi permis de répartir autrement les tâches pour soulager l'employé handicapé. "Résultat: sur 3.000 collaborateurs, 150 sont atteints d'un handicap, constate Marcellin Kofi, RH de la ville de Liège. Ce prix est avant tout une reconnaissance du travail accompli."
Le Prix de l'entreprise citoyenne décerné par Cap 48 récompense également les efforts de la ville pour rendre accessible différentes infrastructures publiques. 750 emplacements sont réservés aux personnes à mobilité réduite sur l'ensemble de son territoire. Les évènements comme le Village de Noël ou le festival Les Ardentes, tiennent compte des personnes souffrant d'un handicap en leur réservant notamment des emplacements de parking supplémentaires et en mettant à disposition des toilettes adaptées.
Depuis dix ans que Cap 48 organise ce Prix ouvert à la fois aux entreprises privées, aux administrations publiques et au secteur non marchand, c'est la première fois qu'une ville est récompensée. A noter: parmi les lieux d'églises, l'abbaye de Maredsous avait eu le privilège de recevoir ce prix en 2011.
A.-F. de Beaudrap

