Un montant fixe pour un mariage ou des funérailles à l’église


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Un montant fixe pour un mariage ou des funérailles à l’église
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
4 min

mariage160 euros, c’est le montant qui vous sera demandé à partir du 1er janvier 2015 pour la célébration de funérailles ou d’un mariage religieux dans le diocèse de Liège. Cette somme est ensuite répartie entre le célébrant, la paroisse, le diocèse et les différents intervenants d’une célébration.

Les diocèses francophones se sont mis d’accord pour harmoniser le casuel afin qu’il corresponde aux coûts des célébrations. Le « casuel » désigne la somme d’argent qu’une famille donne volontairement à l’Église catholique, lors de funérailles, mariages ou autres actes religieux. Il s'agit pour Liège de 160 euros. Mais, précisions quel ce montant fixe de 160 euros ne vaut effet que pour les diocèses de Tournai, Namur et désormais de Liège. Pour l’archevêché de Malines-Bruxelles et ses trois vicariats (Bruxelles, Brabant flamand et Brabant wallon, le prix est de 250 euros et cela depuis déjà une dizaine d’années.

Couvrir les frais de la célébration religieuse

Ce mot inhabituel de « casuel » désigne la somme d’argent qu’une famille donne volontairement à l’Église catholique, lors de funérailles, mariages ou autres actes religieux. Ce n’est pas un tarif ou un prix au sens propre, car il s’agit de proposer un ordre de grandeur pour un don qui permette de couvrir les frais de la célébration religieuse à l’église paroissiale. Si une famille n’est pas en mesure de donner un casuel, pour des raisons de pauvreté économique, elle n’en donne tout simplement pas.

Comment est réparti ce montant ?

Chaque diocèse est libre de répartir comme il l’entend cette somme entre les différents intervenants de la célébration. En effet, ce n’est pas le prêtre, le diacre ou les célébrants laïcs, qui reçoivent l’intégralité de ces 160 € ! Bien au contraire. Il faut en effet, tenir compte du personnel, souvent bénévole, tels le sacristain et l’organiste. Ensuite il faut payer les frais de chauffage, d’électricité et d’aménagement de l’église qui accueille la célébration. Enfin, il faut participer aux frais d’encadrement et de formation des personnes qui interviennent, fonctions qui sont assurées par le diocèse et l’Unité pastorale locale.

Exemple de répartition

Dans le diocèse de Liège, le casuel de 160 € se répartira comme suit. Le célébrant (prêtre, diacre ou laïcs) recevra 20 € ; s’il y a plusieurs célébrants, ils se partageront cette somme. L’organiste ou le chantre recevra 30 € pour la prestation musicale qu’il accomplit dans la liturgie et qui requiert une compétence particulière. Le sacristain recevra 25 € pour la préparation de l’église avant et après l’office religieux. La fabrique d’église recevra 50 € pour couvrir les frais liés au bâtiment : chauffage, éclairage, fournitures liturgiques, entretien et nettoyage. L’évêché recevra 25 € pour avoir fourni la formation et l’encadrement des personnes qui mettent en œuvre la célébration. L’Unité pastorale recevra 10 € pour l’accompagnement qu’elle offre aux équipes de préparation aux funérailles et aux mariages.

Quid des funérariums et des crématoriums?

Vu qu’il ne peut y avoir de célébration liturgique de dernier adieu (ou « absoute ») dans un funérarium, mais seulement dans une église paroissiale, aucun casuel n’est prévu pour une prière au funérarium, que ce soit pour la veillée ou pour le jour des funérailles. La disposition est d’application dans tous les diocèses de Belgique.

Pour ce qui est du crématorium, on peut y célébrer un dernier adieu. Le casuel reste fixé à 75 euros. Les diacres responsables versent à l’évêché la part qui lui est attribuée (25 ou 50 € selon les cas).

Un gage de qualité

Grâce à ces dispositions, les diocèses s’assurent que les funérailles puissent être célébrées avec soin et dignité. Ainsi les prêtres et les équipes de conduite des funérailles pourront répondre aux attentes et à la douleur des familles en deuil ; ils pourront témoigner de l’esprit évangélique d’attention aux personnes souffrantes et ils prieront en union avec les vivants pour le repos de l’âme du défunt et son accueil par le Père de miséricorde.

Quant aux mariages, les évêques désirent qu’ils soient célébrés avec soin et qu’ils ouvrent chaque participant à l’esprit d’amour dans lequel s’engagent les nouveaux époux.

Mgr Delville in liege.diocese.be / mise en forme MVL

 

Catégorie : Belgique

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