L’Afrique du Sud, un an après Mandela


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L’Afrique du Sud, un an après Mandela
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

Nelson Mandela, décédé le 5 décembre 2013, laisse une grande influence. Son combat pour la réconciliation et la solidarité reste d’actualité.

Hommage-MandelaIl y a un an, la planète pleurait la disparition de cette figure de lutte contre l’apartheid. Pourtant, Nelson Mandela avait confié quelques années avant sa mort: "J'ai joué mon rôle et ne demande qu'à m'effacer dans l'obscurité. (…) Je n'ai pas envie d'atteindre les 100 ans en essayant de résoudre les conflits à travers le monde."

Ce 5 décembre 2014, un an après sa mort, de nombreuses personnalités continuent à rendre hommage à Nelson Mandela. Toute l'Afrique du Sud a observé ce matin du 5 décembre, six minutes et sept secondes de bruit et de silence en mémoire de l'ancien président. Pourquoi ces 6 minutes et 7 secondes? Elles symbolisent les 67 ans où l’homme politique sud-africain s’est battu pour son pays, contre l’apartheid, et pour la démocratie.

Suivre son exemple

Dans une semaine, nouvelle commémoration: la veuve de Nelson Mandela parrainera une marche souvenir de 5 km à Pretoria sur les lieux de mémoire illustrant la vie de l’apôtre de la démocratie sud-africaine. Ce 5 décembre, pour l’anniversaire du décès de Nelson Mandela, l’évêque émérite Desmond Tutu écrit: "Notre obligation envers Madiba (son nom de clan) est de continuer à construire la société qu’il imaginait, à suivre son exemple".

Il est à noter que Jacob Zuma, le président actuel de l’Afrique du Sud, ne participe pas à cet anniversaire de la mort de Mandela. Il est en visite officielle en Chine. Il avait lancé quelques initiatives solidaires pour le Mandela Day, le 18 juillet dernier, sur le principe de consacrer 67 minutes pour aider son prochain. Il demandait par exemple aux habitants de faire du nettoyage de leurs rues et de leurs quartiers. La population sud-africaine estime pourtant que ces actions devraient être financées par l’argent public.

Le président Jacob Zuma est très mal perçu. Dans un pays où 25,4% de la population est au chômage, le président mène la grande vie et finance en partie ses travaux personnels par des fonds publics. Plusieurs affaires de corruption refont actuellement surface et pourraient plomber l’avenir politique et la crédibilité de ce président. Mais aucune relève démocratique ne semble prête à prendre le relais. En tout cas, on est loin du souhait de Mgr Tutu de construire une société sud-africaine basée sur la solidarité, à l’image de Nelson Mandela.

A.-F. de Beaudrap

Catégorie : International

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