Durant la deuxième guerre mondiale, un prêtre namurois, l’abbé André a caché des centaines d’enfants juifs. Cette histoire que nous vous avons relatée dans les pages du journal Dimanche fait l’objet d’un court-métrage qui sera présenté demain à la population namuroise.
Le documentaire "Les preuves vivantes", du réalisateur belge Xavier Istasse raconte le courage de l’abbé Joseph André qui, sous le couvert d’organiser des colonies de vacances, a réussi à sauver entre 200 et 300 enfants juifs de la traque orchestrée par les nazis. Le prêtre tenait des registres codés, reprenant les fausses identités de ses dizaines de protégés. Depuis les années 70, l’abbé André est reconnu "Juste parmi les Nations" et perçu comme un héros, voire un saint, notamment par les descendants des enfants sauvés.
Parmi les six témoignages présentés dans le film, on retrouve justement un de ces enfants. Il habite aujourd’hui en Israël et est âgé de plus de 80 ans. Mais aussi le témoignage de l’abbé Malherbe. Bien connu à Namur. Il a été vicaire au temps de l’abbé André.
Ce documentaire a été réalisé dans le cadre du projet "devoir de mémoire" porté par le service jeunesse de la Ville de Namur. Le court-métrage "Les preuves vivantes" pourrait, à terme, servir d’outil pédagogique dans les écoles, appuyé pourquoi pas par le témoignage de l’un ou l’autre survivant. Avant cela, il sera présenté officiellement à la population namuroise ce jeudi à l’espace culturel Quai 22, à Namur.
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MVL (avec L'Avenir)

