"Le gouvernement pousse le bouchon trop loin": c’est en ces termes que le Secrétariat général de l'enseignement catholique (le SeGEC) a exprimé son mécontentement suite aux mesures budgétaires présentées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Dans un communiqué publié ce lundi 13 octobre, le SeGEC dénonce les restrictions qui visent les subventions liées au fonctionnement des écoles. Ces subventions, qui doivent servir à payer le chauffage, l’entretien, ou encore le remboursement d’emprunts ne seront, une fois de plus, pas indexées. Pire encore, elles devront désormais servir dans certains cas à rémunérer également du personnel enseignant!
Le gouvernement prévoit également de financer le recrutement de 350 enseignants et conseillers pédagogiques en amputant les subventions de fonctionnement des écoles qui scolarisent les publics en difficulté, et ce pour un montant de 13 millions d’Euros par an. C’est un comble quand on sait que la part du budget "enseignement" affectée aux subventions de fonctionnement est "deux fois moins élevée en Belgique que dans la moyenne des pays de l'Union européenne et de l'OCDE". Seuls le Mexique, le Portugal et l’Argentine font moins et la participation financière des parents y est beaucoup plus élevée.
De son côté, la ministre de l’enseignement, Joëlle Milquet a jugé ces mesures "raisonnables et adaptées". De quoi faire bondir le SeGEC qui pointe encore la différence de moyens dont dispose le réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles par rapport à l’enseignement subventionné. Certaines écoles pourraient rapidement plonger dans des situations financières inextricables… c’est pourquoi le SeGEC demande au gouvernement de revoir instamment sa copie.
MVL
