Les kots, parcours du combattant pour les étudiants


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Les kots, parcours du combattant pour les étudiants
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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kot

A quelques semaines de la rentrée universitaire, certains étudiants commencent déjà à paniquer sérieusement. Ils sont en effet nombreux à ne pas avoir trouvé un logement ou une place dans un kot.

La ville universitaire de Louvain-la-Neuve, qui possède le plus grand parc immobilier de tous les pays d’Europe, n’arrive pas à combler les demandes. Les 4.278 lits que l’UCL possède ont déjà tous trouvé preneur et il reste encore trop d’étudiants à héberger. Il existe certes l’option des logements du secteur privé mais certains propriétaires peu scrupuleux n’hésitent pas à faire grimper le montant des loyers… Les kots ou appartements privés sont parfois insalubres et se louent à des prix abusifs. La pression des étudiants est telle que certains sont prêts à accepter des caves et des greniers moisis.

L’UCL n’a pas tardé à réagir en investissant dans un nouveau plan logement qui devrait lui procurer 6.000 lits supplémentaires d’ici l’année 2017. L’université veille aussi à ce que les nouveaux logements soient plus verts et favorisent l’économie d’énergie. L’UCL compte également établir une charte des loyers dont les prix varieraient entre 245 à 340 euros par mois.

Les étudiants de l'ULB sur des listes d'attente

L’Université libre de Bruxelles (ULB) observe la même tendance. Elle reçoit en moyenne chaque année quelque 7.000 demandes de logements et a avoué en être déjà au stade des listes d’attente dans ses deux résidences. Certains étudiants pourront sans doute se réjouir de la malchance des autres car à l’ULB, l’étudiant qui rate deux fois son année ne peut plus séjourner dans les résidences. En septembre, quelques étudiants déçus se verront donc contraints d’abandonner leur place, au plus grand plaisir d’autres étudiants impatients…

Depuis 2012, l’ULB travaille activement avec des partenaires privés pour élargir son offre en immobilier. A côté de cela, elle construit de nouveaux logements et rénove les plus vétustes. "Là, pour la rentrée de 2014, on a 400 logements supplémentaires à offrir aux étudiants. Donc pour l’instant, au total, on est à 2.500 logements. Les projets prennent du temps mais on a mis la gomme. Et pour 2017, on parle déjà de 6.200 logements environ", explique à La Libre Belgique Bénédicte Lampin de l’office du logement de l’ULB.

Place aux alternatives

Des initiatives parallèles commencent petit à petit à se faire connaître par le bouche à oreille et les réseaux sociaux. Citons l’exemple de l’asbl Al Magic qui se bat pour faciliter le déplacement des personnes moins valides. Frédéric Liégeois de l’asbl a fait le rapprochement entre les personnes âgées ou isolées et le manque de logement pour certains étudiants en paramédical. Ces derniers pourraient bénéficier d’un kot à bas prix en échange d’un service de garde. Le étudiants seraient non seulement logés dans des kots à des prix défiant toute concurrence mais c’est aussi l’occasion pour ces jeunes de mettre en pratique ce qu’ils apprennent en théorie. Un concept win-win que Frédéric Liégeois espère voir se généraliser. Il explique que d’autres initiatives de ce type avaient déjà vu le jour mais celles-ci proposaient aux étudiants de loger chez la personne âgée. Cela a tendance à décourager la majorité des étudiants qui préfèrent habiter avec d’autres jeunes de leur âge.

ST (avec Le Vif et La Libre Belgique)

Catégorie : Belgique

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