Ebola : des missionnaires bravent le danger


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Ebola : des missionnaires bravent le danger
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

ebola contagionL’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest inquiète le monde entier. En Sierra Leone comme au Liberia, les deux pays les plus touchés, des médecins, des membres d'ONG et des missionnaires restent auprès de la population, au péril de leur vie.

Alarmés par la plus grave épidémie d’Ebola qui se répand actuellement dans le monde entier, les responsables d’Afrique occidentale ont pris des mesures extraordinaires d’urgence afin de combattre le virus, y compris la fermeture des écoles et la recherche porte-à-porte d’éventuelles personnes contaminées. La Sierra Leone est le pays qui compte le plus grand nombre de cas: 646 sur un total de 1.603, selon les estimations de l’OMS. Dans la ville de Kenema, où le gouvernement a tenté d’ouvrir un centre d’assistance, entre 15 et 20 opérateurs sanitaires sont morts.

 

Le personnel soignant est en première ligne

Dans son édition de ce 8 août, le journal La Croix évoque la situation au Liberia de missionnaires chrétiens qui s’engagent, au péril de leur vie, dans la lutte contre le virus. "Malgré le risque d’infection, l’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Dieu, dont la province africaine a été fondée en 2007, continue d’assister les patients infectés par le virus Ebola, Sur les trois membres de la congrégation présents au Liberia, le frère Patrick Nshamdze est décédé, le P. Miguel Pajares, âgé de 75 ans, a contracté le virus et vient d’être rapatrié en Espagne, le troisième présente des symptômes", rapporte La Croix. Une religieuse, qui œuvrait avec le père Pajares à l’hôpital Saint Joseph de Monrovia, se trouve maintenant tout comme lui dans une aile de l’hôpital Charles III de Madrid réservée à ces deux patients.

A l'hôpital de Lunsar, deux infirmiers et deux étudiantes infirmières sont morts eux aussi. "Nous sommes psychologiquement abattus, dans le brouillard", explique le frère Pascal Ahodegnon, conseiller pour l’Afrique à la curie générale de l’Ordre dans La Croix. "Un vent de panique s’est abattu sur la région: les malades eux-mêmes se sauvent."

Une urgence de santé publique

L'OMS, l’Organisation mondiale de la santé, a annoncé vendredi qu’il fallait considérer l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest comme "une urgence de santé publique de portée mondiale". Le comité d’urgence de l’OMS, qui s’est réuni mercredi et jeudi à Genève, estime qu'une "réponse internationale coordonnée est essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola".

L’épidémie a été identifiée pour la première fois en mars dernier dans la Forest Region de Guinée. Depuis lors, elle n’a cessé de progresser. 932 personnes sont mortes depuis mars 2014, sur 1. 711 cas recensés, selon le dernier bilan de l'OMS. En dehors de la famille des personnes malades, le personnel hospitalier reste le plus exposé au virus.

MVL, d'après La Croix et Fides


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