Des millions de croyants obligés de fuir


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Des millions de croyants obligés de fuir
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

PersecutionsLes conflits qui ont secoué la planète en 2013 ont provoqué les plus grands déplacements de populations pour des raisons religieuses dans l'histoire récente. Tel est le constat alarmant du Département d'Etat des Etats-Unis.

"Quasiment aux quatre coins du monde, des millions de chrétiens, musulmans, hindous et fidèles d'autres religions ont été forcés de quitter leur lieu de résidence en raison de leurs croyances religieuses. (….) Dans les zones de conflits en particulier, ces déplacements de grande ampleur sont devenus de manière pernicieuse une chose normale", s'inquiète le département d'Etat américain dans son rapport annuel sur les libertés religieuses dans le monde, rendu public le 28 juillet dernier.

Pas de statistiques précises

Les Etats-Unis estiment ainsi qu'en 2013, "le monde a assisté aux plus grands déplacements de communautés religieuses dans l'histoire récente", sans toutefois fournir de statistiques précises, ni de base de comparaison avec des années antérieures.

Dans son rapport, Washington s'attarde plus particulièrement sur les conflits qui ont lieu en Syrie et en République centrafricaine (RCA), ainsi qu'aux troubles religieux en Birmanie. En Syrie, après plus de trois ans de guerre, "la présence chrétienne n'est plus que l'ombre d'elle-même", pointe le département d'Etat, soulignant que, "dans la ville de Homs, le nombre de chrétiens est passé d'environ 160.000 avant le conflit à un millier" aujourd'hui.

Violences antimusulmanes en Birmanie

Le département d'Etat insiste aussi sur les violences confessionnelles en RCA entre chrétiens et musulmans qui ont provoqué la mort d'au moins 700 personnes en décembre dernier à Bangui et le déplacement de plus d'un million de personnes à travers le pays. En Birmanie, enfin, les violences contre des musulmans à Meikhtila ont conduit à la mort de 100 personnes et contraint 12.000 autres à quitter la région au début de l'année dernière.

Bête noire des Etats-Unis, la Chine est également montrée du doigt, tout comme le Bangladesh, le Pakistan, l'Egypte, l'Arabie saoudite, l'Iran ou le Sri Lanka. Le rapport n'évoque, par contre, ni le Nigeria ni l'Irak, mais le secrétaire d'Etat John Kerry s'en est pris au groupe islamiste armé "Boko Haram qui a tué plus de 1.000 personnes au cours de la seule année passée". Et en Irak, a-t-il ajouté, "nous avons tous vu la sauvagerie et l'incroyable brutalité de l'Etat islamique en Irak et au Levant".

P. A.


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