Après sept semaines de protestations anti-gouvernementales parfois violentes, pouvoir et opposition sont tombés d'accord au Vénézuela pour instaurer un dialogue. Le cardinal Parolin pourrait jouer un rôle dans la résolution de cette crise.
Plus d'un mois après le début des désordres au Vénézuela, il y aurait pour la première fois une proposition concrète de médiation entre le gouvernement de Nicolás Maduro et le front des oppositions. Comme l’a rapporté le ministre des Affaires étrangères brésilien, Luiz Alberto Figueiredo, le Brésil, la Colombie et l'Equateur pourraient tenter de conduire les deux parties au dialogue, en particulier pour mettre un terme aux violences.
Le Saint-Siège pourrait également jouer un rôle de médiateur, a indiqué le père Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le samedi 29 mars. Ce dernier a également annoncé que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat, "qui aime et connaît bien le Vénézuela pour y avoir été nonce", pourrait intervenir "personnellement" dans cette médiation. Son nom a d'ailleurs été suggéré par le président Nicolás Maduro, qui a succédé à Hugo Chavez après son décès en mars 2013.
"Le Saint-Siège", a poursuivi le père Lombardi, "est certainement disposé et désireux de faire ce qui est possible pour le bien et la sérénité du pays. Il faut cependant approfondir la situation et avoir d'autres éléments pour mieux vérifier quelles sont les attentes, et voir si toutes les conditions sont réunies pour assumer un rôle utile et atteindre ainsi l'objectif visé."
P. A. (avec Radio Vatican)
