Syrie : libération des religieuses de Maaloula


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Syrie : libération des religieuses de Maaloula
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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topicLes 12 religieuses et trois de leurs auxiliaires de la ville syrienne de Maaloula, enlevées le 3 décembre 2013 par des rebelles syriens, ont été enfin libérées dimanche 9 mars et remises aux forces de la Sûreté générale qui les attendaient dans la localité d'Ersal, au Liban. L'archevêque Louka al Khouri, patriarche adjoint des Grecs orthodoxes de Syrie, a salué la libération des religieuses.

La remise en liberté des religieuses et auxiliaires du monastère grec-orthodoxe de Sainte Tecla, à Maaloula, une ville chrétienne proche de Damas, devait avoir lieu plus tôt dans la journée, mais "plusieurs obstacles" avaient retardé leur libération, selon l’Agence nationale d’information (ANI), qui n’a pas donné plus d’informations, reprises par le quotidien La Croix.

Alors que les combats faisaient rage dans les localités aux portes de Yabroud, tout contact avec les religieuses avait été perdu depuis le 5 mars. Selon une négociatrice, "jusqu'à présent les ravisseurs avaient présenté une liste de demandes, dont la libération d'un grand nombre de détenues dans les prisons syriennes, le retrait des forces du régime de sites religieux chrétiens, l'approvisionnement en pain des habitants vivant dans les régions tenues par les rebelles (...) des choses difficiles à réaliser".

Selon diverses sources, la libération des religieuses a été obtenue en échange de la remise en liberté de prisonnières détenues par le régime syrien. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), leurs ravisseurs auraient été des membres du Front al Nosra, groupe lié à Al Qaïda. Selon la rébellion syrienne, ils auraient en échange de cette libération obtenu que 138 femmes soient libérées de prison par les autorités de Damas.

Les négociations ont été menées par le chef de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, et le chef des renseignements du Qatar, Ghanem al-Kubeissi, arrivé dimanche à Beyrouth. Les deux hommes avaient déjà joué un rôle important dans la libération de pèlerins chiites libanais enlevés par les rebelles dans le nord de la Syrie en octobre 2013.

Les moniales, qui s’occupaient d’orphelins, avaient été contraintes de quitter leur couvent par un groupe armé qui les avait emmenées vers Yabroud, au nord de Maaloula. Le pape François avait lancé un appel en décembre 2013 aux ravisseurs pour leur libération.

Maaloula, située à 55 km au nord de Damas, est un village majoritairement chrétien qui compte un grand nombre d’églises. Il doit sa renommée à ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. La majorité de ses habitants chrétiens sont grecs-catholiques et parlent l’araméen, la langue du Christ.

J.J.D (avec La Croix et Aleteia)

Photo: Aleteia

Catégorie : International

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