Le débat sur le changement des noms de famille rebondit: des voix s’élèvent enfin contre le mic-mac que créerait le fait de pouvoir choisir son nom.
Dans l’état actuel du projet, les parents pourront donner à leur enfant soit le seul nom du père, soit le seul nom de la mère, ou encore les deux noms. Dans ce dernier cas, ils pourront choisir quel nom sera inscrit en premier. Avant les vacances de carnaval, les députés, après un rapide débat, avaient amendé le projet de loi pour que, en cas de désaccord entre les parents, le double nom s’impose, en commençant par le nom du père, un peu comme chez nos amis espagnols.
Aujourd’hui, certains parlementaires ont compris que le projet initial allait créer beaucoup de confusions puisque des membres d'une même famille n’auront plus forcément le même nom.
Les partis se positionnent
"Le texte de la ministre est terriblement complexe. A la deuxième génération, il existe déjà dix possibilités de noms…" déplore Catherine Fonck, chef de groupe cdH à la Chambre.
"Nous rétablissons un équilibre entre la mère et le père. La mère porte l’enfant. Elle occupe naturellement une place importante. En donnant le nom du père comme premier nom, on lui accorde également une place importante. Il y a un équilibre entre les deux.
Si le CD&V suivra la proposition du cdH, le MR, lui, y est opposé. Le refus des libéraux ne réside pas dans des raisons pratiques, mais est plutôt idéologique. Ils voient en effet le choix du nom de famille comme une liberté qui devrait être laissée à chacun.
Le dérapage de Karine Lalieux
Cette opinion du cdH n’a pas été du goût de la députée Karine Lalieux. La parlementaire socialiste, déjà porte-drapeau de l’euthanasie des enfants malades, est également une supporter inconditionnelle du mélange des noms de famille.
Assimilant cette égalité entre les noms à un "refus de l’égalité hommes-femmes", la députée socialiste a soulevé la polémique en traitant le cdH de "Porte-parole des aristos, des nobles et des généalogistes". Un assaut verbal plus triste que réellement méchant, mais qui ne grandit pas Mme Lalieux. Une fois de plus, dans ce projet, c'est la famille qui est mise à mal. Une famille que le pape François a estimé "être maltraitée" dans notre société.
MB


