Dans une déclaration publiée samedi 11 janvier, les membres du Conseil des Eglises du Sud Soudan ont une nouvelle fois appelé à la cessation de toute violence.
Signé par 8 responsables religieux, issus des communautés catholique, évangélique, réformée, presbytérienne et pentecôtiste, l’appel s’adresse aux belligérants et les exhorte à "cesser de manière rapide et inconditionnelle toute hostilité, dans toutes les parties du pays. (…) Nous croyons que le dialogue est la meilleure voie et la seule voie justifiable pour résoudre les griefs et les sujets qui (vous) séparent. La violence n’est pas une option!"
Fin décembre, les responsables chrétiens du pays ainsi que le pape François avaient diffusé de nombreux messages de paix pour le pays. Les hommes de foi avaient alors effectué un réel travail de terrain pour faire entendre les messages pacifiques mais l’armée et les rebelles avaient répondu par de violents coups de feu.
"Nous sommes choqués de voir nos frères et nos sœurs s’entretuer"
" Nous sommes profondément attristés par les récentes explosions de violences dans notre jeune et bien-aimé pays. Nous sommes choqués de voir nos frères et nos sœurs s’entretuer", poursuivent les 8 religieux dans leur appel. "La nation est un don précieux de Dieu pour nous tous, dans notre diversité. (…) Nous sommes très profondément attristés de voir notre peuple fuir les maisons par peur de leurs compatriotes."
Cette déclaration réitère l’appel de l’Eglise à ce que les responsables des affrontements cessent toute violence. Ils appellent aussi les Soudanais du sud à reconnaître les actes commis et incitent la justice à juger ceux qui n’auraient pas respecté la constitution du pays.
S.T. (avec La Croix)


