Des résultats qui pénalisent les chômeurs


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Des résultats qui pénalisent les chômeurs
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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emploi

En réponse à des résultats accablants en Wallonie, l’ONEM s’engage à durcir les politiques de contrôle des chômeurs.

A partir du mois de février, l’ONEM commencera à convoquer les jeunes demandeurs d’emploi inscrits en stage d’insertion professionnelle. Après sept mois de stage, les demandeurs sont évalués par l’office de l’emploi et pour certains, (ceux qui bénéficient des allocations depuis le 1er août), cette évaluation aura lieu en février.

Ces évaluations effectuées par l’ONEM ne concernent pas que les jeunes demandeurs d’emploi mais bien l’ensemble des catégories. Plus de 62.000 évaluations ont déjà été établies durant les six premiers mois de 2013. Si l’évaluation est positive dès le premier entretien, le demandeur d’emploi ne sera plus convoqué avant une période de 16 mois. Si, par contre, l’entretien conclut sur des résultats négatifs, un second et même un troisième entretien seront fixés, prévoyant contraintes et engagements de la part du demandeur.

Après sanctions et évaluations négatives, ils accourent au CPAS

En décembre dernier, les chiffres livrés par la ministre de l’Emploi, Monica De Coninck, ont révélé que plus de 14% des évaluations donnent suite à des sanctions. Les sanctions interviennent quand le demandeur ne se présente pas à l’entretien prévu ou s’il refuse de signer le contrat proposé. Le demandeur d’emploi doit également faire son possible pour respecter ses engagements sous peine de se voir sanctionner. Les sanctions peuvent varier de la suspension des allocations pendant une période de 2 à 4 mois jusqu’à la réduction voire la suppression du revenu d’intégration.

Plus étonnant sont les chiffres très négatifs qui ressortent des entretiens: 48% des évaluations sont jugées négatives au premier entretien, 37% lors du second et 47% lors de la troisième évaluation.

L’ONEM tient à s’engager à mieux contrôler les chômeurs et à vérifier que ces derniers cherchent activement et efficacement à se trouver une place sur le marché de l’emploi. Il s’agit également de mieux contrôler les demandeurs d’emploi qui trouvent refuge au CPAS après avoir été sanctionné préalablement par l’ONEM. Sur ces 7 dernières années, la Fédération des CPAS de l’Union des Villes et Communes de Wallonie a constaté un véritable boom du nombre d’exclus de l’ONEM. Au total, plus de 12.000 dossiers ont été ouverts rien que pour l’année 2012. Une réalité qui aura encore tendance à s’accroître vu la dégressivité des allocations de chômage annoncées par l’ONEM.

S.T. (avec L’Avenir)

Catégorie : Belgique

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