L’Espagne brise le tabou de l’avortement


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L’Espagne brise le tabou de l’avortement
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

bebeLe gouvernement espagnol vient d’approuver une loi qui protège mieux la vie dès sa conception. Mais le combat pour faire évoluer les mentalités reste difficile. Décryptage de la loi et de ses lacunes.

 

La vie humaine n’est pas toujours respectée par la législation ; mais il arrive que des pays ouvrent les yeux et abolissent des lois pénalisant les plus faibles : les enfants à naître.

Le Conseil des ministres espagnol a approuvé samedi un projet de loi qui sera soumis au Cortès au sujet de la protection de la vie. Cependant, le puissant lobby de l’avortement a déjà critiqué ce texte qui vise à protéger la vie humaine.

Interrogé par la RTBF sur le plateau de "L’Indiscret", Mgr. Léonard a salué une décision courageuse. "Nous avons banalisé dans beaucoup de pays l’acte de faire mourir quelqu’un avant sa naissance. Pourquoi sommes-nous nés, et pourquoi cette occasion, cette chance serait-elle refusée à d’autres ?" a-t-il expliqué.

 

Une loi plus respectueuse de la femme

La "Loi pour la protection de la vie de l’enfant à naître et le droit des femmes" permet de protéger la vie et de mieux encadrer la protection légale de la grossesse. C’est une victoire pour les nombreuses ONG espagnoles qui s’étaient engagées depuis plusieurs années pour la dignité de la vie. Un des avantages de la loi est d’instaurer un conseil et une information de qualité au sujet de l’avortement. Les femmes seront donc moins facilement trompées quand aux possibilités qui s’offrent à elles de garder leur enfant. En effet, de nombreuses femmes regrettent souvent de ne pas avoir été mieux informées avant de recourir à l’avortement.

Cependant, la loi adoptée conserve la possibilité d’avorter en cas de viol. On se demande quelle est la cohérence de ce point avec le reste du texte ; pourquoi en effet faire peser la douleur de l’avortement sur une femme qui a déjà tant souffert de son agression ?

De même, le gouvernement espagnol prétend lutter contre l’eugénisme, mais maintient la possibilité d’avorter le fœtus en cas de maladie. Un paradoxe criant, puisqu’il s’agirait du moyen par excellence de se "débarasser" d’un fœtus atteint de maladie, par exemple la trisomie 21.

 

M. B.


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