Isaac Hunter, fondateur d'une megachurch en Floride et fils du célèbre pasteur Joel Hunter, s'est suicidé le 10 décembre dernier. Une tragédie qui plonge les milieux évangéliques dans le désarroi, huit mois après le suicide de Matthew Warren, fils d’un autre pasteur d’envergure.
L'événement fait la une de tous les médias évangéliques aux Etats-Unis. Agé de 36 ans, Isaac Hunter s'est suicidé avec une arme à feu le 10 décembre. Il était le fils du très célèbre pasteur Joel Hunter, qui faisait partie des conseillers spirituels de Barack Obama. Après avoir incarné pendant presque dix ans le dynamisme évangélique à l'américaine, le fondateur de la megachurch Summit à Orlando, en Floride, a démissionné, l'an dernier, de toutes ses fonctions. Il avait alors admis avoir une relation extraconjugale avec une des membres de son Eglise.
Avant de commettre l’irréparable cette semaine, Isaac Hunter avait déjà la réputation, dans les médias, d’être un homme dépressif et erratique. Son épouse, qui a demandé le divorce après 13 ans de mariage, le décrit comme un homme "violent et suicidaire", qui aurait aussi utilisé des drogues.
La dépression, un tabou dans les milieux évangéliques
Cette tragédie n’évoque pas seulement les affaires de mœurs auxquelles font face de nombreuses Eglises évangéliques aux Etats-Unis, mais aussi, et surtout, le phénomène des problèmes psychologiques cachés dans ces milieux. "Je n’ai pas de mots, que des larmes", a ainsi écrit Kay Warren, épouse du célèbre pasteur américain Rick Warren, dans un tweet repris en boucle par les médias évangéliques. Depuis le suicide de son fils en avril dernier, cette femme se bat pour mettre un terme au "tabou de la dépression" dans les Eglises.
(D'après La Vie)

