Philippines: protéger les enfants des réseaux mafieux


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Philippines: protéger les enfants des réseaux mafieux
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Philippines-Typhon-enfantsAprès le passage dévastateur du typhon Haiyan sur les Philippines, le pays doit faire face à de multiples priorités: assurer l'accès à l'eau potable, à la nourriture, aux soins, mais assurer également la sécurité, en particulier celle des enfants dans un pays où la traite des êtres humains est une terrible réalité.

Ce mercredi, l’Unicef et le service municipal d’aide sociale et de développement de Tacloban ont ouvert le premier espace "ami des enfants" de la ville, en collaboration avec Save the Children. "La survie des enfants, cela signifie non seulement que nous nous occupons de leur santé, de leur éducation et de leur bien-être psychologique mais aussi que nous veillons à leur sécurité", explique le représentant de l'Unicef aux Philippines, Tomoo Hozumi. Ces espaces "ami des enfants" (il est prévu d'en ouvrir une douzaine) offriront aux enfants un endroit où ils peuvent commencer le processus de réadaptation après avoir perdu des êtres chers et vu leur vie bouleversée. Les enfants, de 3 à 15 ans, pourront participer à des activités structurées adaptées à leur âge, qu'il s'agisse de jeux, de sports, d'apprentissage informel ou de groupes de discussion pour favoriser leur réadaptation.
"Ces espaces visent aussi à réduire le risque de traite des êtres humains, d’exploitation et autres formes de maltraitance", indique l’Unicef qui est active aux Philippines depuis 1948.

Un tourisme sexuel encore actif

Ce risque est en effet très important dans ce pays où plus d'un million d'enfants n'ont pas d'existence légale. Or, le typhon, comme le tremblement de terre qui a touché, il y a un mois, cette même région très pauvre, a provoqué des mouvements de populations propice à la séparation (volontaire ou non) d'enfants de leur famille. Ces derniers sont alors des proies vulnérables. Malgré les lois existantes aux Philippines pour protéger les enfants, et l'existence de services sociaux, "le tourisme sexuel existe toujours et des réseaux mafieux y sont encore actifs, qui agissent vite", explique Benoît Melebeck, porte-parole d'Unicef en Belgique.
Pour éviter cela, l'Unicef mène tout un travail de sensibilisation et d'éducation auprès des enfants vivant dans les centres de regroupement en leur apprenant à prévenir les risques d’exploitation et d’abus, et à développer des réflexes communautaires de protection. L'organisation spécialisée de Nations Unies agit aussi auprès de la population et surtout des parents à qui des conseils sont donnés sur la manière d’assurer la sécurité de leurs enfants dans ce situations de crise humanitaire, et d’empêcher toute séparation accidentelle.

P.G.

(photo: © Unicef)

Catégorie : International

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