Dans une lettre à l’occasion du début de l’Avent, l’évêque d’Anvers, Monseigneur Johan Bonny, a fait connaitre sa volonté que des soins plus humains soient prodigués aux réfugiés et qu’on fasse preuve d’une plus grand hospitalité. Selon lui, ces valeurs fondamentales doivent prendre le dessus sur le respect strict des lois.
"Offrir notre hospitalité à des réfugiés est un droit fondamental de l’humanité" a rappelé Mgr Johan Bonny. "Je pense à ces jeunes qui ont suivi l’école ici pendant des années et qui, au mieux exercent une profession, sont renvoyés dans leur pays dont l’avenir n’est pas garanti. Je pense à ces familles qui, après des années d’intégration, sont forcées de retourner dans des régions sans espoir. Ces personnes qui, enfin, voient un semblant de futur et se retrouvent de nouveau à errer. Ces navires délabrés qui débordent de passagers réfugiés et qui coulent au large des côtés de Lampedusa."
"Où est la voix de la conscience ?"
L’évêque ajoute que le problème des migrations doit être guidé par la nécessité d’équité et de discipline. Pourtant, "quelque chose en moi me dit que, contre toute logique, certaines valeurs fondamentales sont négligées." Il explique qu’il attrape des maux de ventre quand il entend notre discours public et son caractère "peu raisonnable". Où est la voix de la conscience ? Où est la voix de Dieu ?", s’interroge-t-il.
Cette époque de l’année nous confronte davantage à la dure réalité des sans-abri, des réfugiés ou des personnes défavorisées. Comme chaque année, ces images nous touchent et nous imposent d’approfondir notre réflexion. Elles encouragent le débat en mettant en lumière les arguments pour et contre. "J’espère qu’elles nous rempliront d’un sentiment étrange. Car c’est via elles que Dieu viendra défier la logique sans âme de nos esprits. A travers ces images, Il veut nous reconnecter les uns avec les autres, comme des frères et des sœurs."
L’évêque se demande s’il ne faut pas profiter de ce temps de l’Avent pour aller à la rencontre des personnes en marge de la société. Il est persuadé qu’une telle rencontre peut apporter un sentiment de l’Avent différent, "jusqu’au creux de l’estomac".
Sophie Timmermans (avec Kerknet)
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