Plus d’échappatoire pour Charles Taylor


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Plus d’échappatoire pour Charles Taylor
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Charles TaylorLa condamnation à cinquante ans de prison de Charles Taylor, ancien président du Liberia, a été confirmée en appel, ce jeudi 26 septembre. Il va maintenant être transféré du centre de détention néerlandais, où il réside depuis 2006, vers une prison britannique de sécurité maximum.

La condamnation de l'ex-chef de guerre Charles Taylor, âgé de 65 ans, à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité commis entre 1996 et 2002 en Sierra Leone a été confirmée en appel, ce jeudi 26 septembre par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Le magistrat qui présidait la formation d'appel, George Gelaga King, a souligné que l'ancien chef d'Etat avait soutenu en Sierra Leone les rebelles du Front révolutionnaire uni et du Conseil révolutionnaire des forces armées (AFRC), en sachant très bien le genre de crimes qu'ils commettaient. "Leur premier but était de faire régner la terreur. Une violence brutale a été à dessein déchaînée contre des civils afin de leur faire peur, peur qu'il y ait à nouveau des violences s'ils continuaient à résister", a-t-il déclaré.

La guerre civile de la Sierra Leone, qui a commencé en mars 1991et s'est achevée en janvier 2002, est effectivement l’une des plus violentes de l’histoire récente en Afrique, avec 120.000 morts et des milliers de civils mutilés. Elle a été marquée par les atrocités commises par les combattants, souvent drogués, contre la population civile et reste associée à des images d’enfants amputés.

Une victoire contre l'impunité

Charles Taylor est le premier ex-chef d’État à comparaître devant un tribunal international sur des accusations de crimes graves depuis le procès de Nuremberg contre les responsables nazis après la Seconde Guerre mondiale. Pour Elise Keppler, juriste senior au programme Justice internationale de Human Rights Watch, "le procès et le jugement de Charles Taylor démontrent clairement que même des personnes qui se trouvent aux plus hauts échelons du pouvoir peuvent être amenées à rendre des comptes".

L'ancien président du Liberia va maintenant être transféré du centre de détention néerlandais où il réside depuis 2006 vers une prison britannique de sécurité maximum.

Pascal ANDRE


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