Le 19 juillet dernier, le père Élysée Guedjande, directeur de Caritas Centrafrique, a été blessé par balles à la jambe lors d’une agression à Bangui. Il se remet actuellement de ses blessures.
À Rome, le secrétaire général de Caritas internationalis Michel Roy s’est dit très préoccupé par la situation dans ce pays oublié de tous qui vit en plein chaos depuis le putsch de mars. "Le P. Guedjande accomplit un travail humanitaire vital pour les plus pauvres et les plus vulnérables", a-t-il déclaré. "Il est essentiel que les travailleurs humanitaires puissent poursuivre leurs opérations de sauvetage en sécurité. (…) Parfois, il nous semble que la République Centrafricaine a été abandonnée par tout le monde. Le P. Guedjande et d’autres travailleurs de l’Église sont restés avec les habitants en leur offrant une lueur d’espoir pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls."
Depuis le coup d’État en Centrafrique, le P. Élysée Guedjande et ses collaborateurs n’hésitent pas à braver l’insécurité pour porter secours aux personnes se trouvant dans le besoin. Caritas a lancé un appel de fonds de 700 000 € pour faire face aux premières nécessités.
P. A. (avec Radio Vatican)

