Sans doute les conditions climatiques estivales y étaient-elles pour quelque chose, le feu de l'Esprit saint a fait le reste. La session du Renouveau charismatique francophone a soulevé l'enthousiasme des participants et celui de son berger, le père Marc Leroy. Comme toutes les sessions, celle-ci a vécu au rythme des célébrations eucharistiques, l'adoration, le sacrement de réconciliation. Groupés en petites fraternités, les participants ont eu à choisir leur menu entre enseignements, témoignages et ateliers. Impossible de relater ici tous les bons moments de ces cinq jours. Nous proposons une sélection glanée …
Durant de nombreuses années, les sessions du Renouveau se sont déroulées à Beauraing, sanctuaire de la Vierge au Cœur d'or. Cette fois, c'est la Vierge qui a fait le déplacement jusqu'à Bruxelles en train et métro, portée en procession depuis la station Simonis. Les jeunes lui ont fait une entrée triomphale par la Porte royale de la basilique où l'attendait une assemblée enthousiaste chantant les louanges. Accueillant la Vierge avec émotion, le P. Marc Leroy, berger de la session ( et curé de la basilique) a présidé l'eucharistie mariale du premier jour.
Des témoignages forts ont donné couleur et relief aux journées...
Très jeune, le père Daniel Marie entend l’appel du Seigneur mais choisit le marxisme révolutionnaire qui va le conduire progressivement à une perte d’idéal, à la drogue, à la grande délinquance. Après quatre holdups, des années de galère et de solitude, il guérit. La renaissance survient lorsque découvrant une Bible, il tombe sur cette parole du Christ "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie", Saisi par l’Esprit, il entrera chez les franciscains 1983. Quelques années plus tard, il croise le chemin du Renouveau, dont le charisme missionnaire le rejoint particulièrement. Le P. Daniel-Marie vit à Bruxelles avec quatre frères franciscains conventuels selon la règle du fondateur.
Quant à Laurent Gay marié et père de deux enfants, né dans une cité parisienne, il a livré un témoignage puissant. Il raconte l'enfer de la violence jusqu'à sa conversion : toxicomane, séropositif, taulard, au bord du suicide ... C'est en prison, alors qu'il est proche du désespoir ultime, que Dieu vient le toucher : totalement athée, il vit une incroyable conversion, une guérison totale physique et spirituelle.
Evangéliser la ville: Alléluia !
La basilique de Koekelberg offre un point de départ idéal pour que l'évangélisation se déploie à travers la ville de Bruxelles. Six lieux ont été visités par les fraternités qui s'y étaient dûment préparées dès le début de la session. Timides ou confirmés, les évangélisateurs ont été envoyés tels les apôtres au soir du jour de Pâques pour répandre la Bonne Nouvelle. Munis de leur matériel d'évangélisation, les participants ont quitté les abords de la basilique avançant vers la station Simonis, le Parvis Saint-Gilles, N-D de la Madeleine, et N-D de Stockel, chantant et priant sous le regard quelque peu surpris des passants. Pour la majorité d'entre eux, c'était la première expérience d'évangélisation. Avec un peu d'appréhension et de timidité la mission fut vécue dans la confiance et la simplicité. La joie de retrouver à la veillée du soir les personnes rencontrées pendant l'après-midi eut raison des dernières réserves.
Un nouveau regard sur l'homosexualité
Du haut de ses 33 ans, avec sa silhouette de danseur, ses gestes délicats, sa voix mélodieuse, Philippe Ariño a captivé son auditoire. Dans un débit de deux cent mots-minute, il parle d'abondance et sans détour de son expérience et de son choix de suivre la doctrine de l’Eglise dans l’abstinence et l’Amour. On l'écoute car il parle vrai et donne à porter enfin un autre regard sur l’homosexualité. Conscient très jeune de la différence de son désir, il fait la douloureuse expérience de ses lieux de blessure: l'amitié et la paternité. Après avoir fréquenté la communauté gay parisienne aucune rencontre ne le satisfait pleinement. En janvier 2011 le jeune homme choisit d’être continent. Libéré, il se sent en phase avec lui-même et peut parler de ce qu'il ne pratique plus. "L'Eglise catholique m'a aidé dans la mesure où incarnée en Jésus, elle est attachée au réel, donc aux personnes et à l'amour. Elle est ouverte et accueillante car elle met des mots sur la violence et la souffrance des actes homosexuels, tout en accueillant pleinement les personnes "
Happy end !
Berger de la session, Marc Leroy en a l'allure: il est partout, veille, écoute, prend la parole, rassure, encourage… en un mot, il veille. Mesurant que cette session était peut-être une grande année, nous lui avons demandé son sentiment. "J'éprouve une grande joie! Ce que nous avions reçu dans le cœur, le thème : rien ne nous éparera de l'amour de Dieu, est ô combien actuel aujourd'hui! Nombre de gens découvrent ou redécouvrent que Dieu les aime et cela leur fait du bien de savoir qu'il y a vraiment un Amour posé sur eux. Il y avait beaucoup d'intériorité et nous savions qu'elle était nécessaire pour partir en évangélisation. Si notre cœur est touché en profondeur, alors à notre tour, nous pouvons toucher les gens! "
Bernadette LENNERTS
Ecoutez le P. Marc Leroy
Ecoutez Philippe Ariño
Retrouver en cliquant ici l'article "28ème session du Renouveau (Vidéos)".
