En mars dernier, le président nigérian Jonathan Goodluck émettait l'idée d'une amnistie pour les membres du groupe terroriste islamiste Boko Haram. "C'est un pas dans la bonne direction", estime l'évêque catholique nigérian Matthew Hassan Kukah.
Lors de sa visite à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno au nord-ouest du Nigéria et quartier général de Boko Haram, le président Goodluck a annoncé la création d'un comité qui doit évaluer la possibilité d'une amnistie pour le groupe terroriste Boko Haram. "Je suis très heureux de cette initiative", a déclaré l'évêque du diocèse de Sokoto, qui voit dans ce geste une opportunité d'ouvrir un chemin de pacification dans cette région.
Beaucoup de chrétiens figurent parmi les centaines de personnes tuées depuis 2009 dans les attaques terroristes menées par le groupe islamiste Boko Haram, qui dit combattre pour la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria. Le groupe islamiste a par ailleurs revendiqué le 25 février dernier l'enlèvement et la détention des trois adultes et quatre enfants d'une même famille française, enlevés au Cameroun et conduits ensuite au Nigeria. Pour le moment, Boko Haram a rejeté toutes les tentatives de négociation qui émanaient des autorités nigérianes.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, avec 160 millions d’habitants, et premier producteur de pétrole du continent, est divisé entre un Nord majoritairement musulman et un Sud chrétien.
MVL/apic

