Le Christ porté au bois…


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Le Christ porté au bois…
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Prêtre auprès des travestis et des prostituées du bois de Boulogne et aumônier des prisonniers après avoir œuvré auprès des toxicos, le père Jean-Philippe Chauveau fait jaillir la lumière et la chaleur humaine dans les endroits les plus glauques de notre société. Il confesse son incroyable parcours dans une autobiographie qui résonne comme une magnifique leçon de vie.

"Mon histoire n'est intéressante que parce qu'elle est un signe que rien n'est jamais perdu. Le salut est toujours possible", écrit Jean-Philippe Chauveau. A la lecture de sa biographie (rédigée en collaboration avec Luc Adrian et Ombeline Sapin), on se dit que ce prêtre hors du commun a bien fait de nous raconter cette histoire. Quel parcours !
Né à La Garenne-Colombes, en 1950, le petit Philippe pourrait être considéré comme un cas… d'espèce par les psychologues; de l'espèce des résilients, "ces cassés de la vie qui s'en sont remis". Ce titi parisien a eu une enfance marquée par le départ de sa mère, la violence de son père alcoolique, les brimades reçues dans les divers pensionnats religieux qu'il fréquenta (quand ce ne furent pas des maisons de correction), un viol même, par un voisin de palier. Après une scolarité chaotique qui n'aboutira sur rien si ce n'est le sentiment d'avoir "une intelligence paralysée", un apprentissage en pâtisserie qui tournera court, une vie faite d'errance, de vols, de bagarres, de "mauvaises fréquentations" et de drague sans lendemain, arrivera le temps de la conversion, en plein mai 68 ! Une conversion "de velours" qui va commencer à s'opérer au contact de Fernand, qu'il rencontre chez Peugeot. Ce chrétien qui "n'était pas un imposteur", se montrera un collègue de travail bienveillant et lui apportera beaucoup, lui conseillant même de faire une retraite au foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure.
Philippe découvre alors qu'il a non seulement une intelligence mais aussi une vie intérieure. Les rencontres qu'il va faire par la suite vont le conforter dans cette conversion. Il y aura Jean Vanier, la visite décisive à Marthe Robin et puis surtout le père Marie-Dominique Philippe, son père spirituel, qu'il retrouvera au séminaire de Fribourg.

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Pierre GRANIER

Suite de l'article dans le journal Dimanche de cette semaine, disponible via la boutique en ligne

 

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