Mouscron: Un jeune sur cinq vit dans la précarité


Partager
Mouscron: Un jeune sur cinq vit dans la précarité
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Dans le cadre de l’opération «Vivre Ensemble» et fort de son expérience auprès des jeunes, Jean-François Lanvin est venu expliquer dans l’auditorium du collège Saint-Henri de Mouscron ce que vivent les jeunes aujourd’hui. Des pistes ont été lancées pour mieux les comprendre et ainsi mieux les aborder.

Qui est Jean-François Lanvin? De formation, professeur de français et d’histoire, il a suivi une formation de professeur de religion à l’Institut des Sciences religieuses à Tournai. Par ce billet, il a effectué de nombreux stages dans des instituts d’enseignement technique et professionnel.

Jean-François Lanvin se trouve confronté à certains élèves en dérive, dénigrés, trop souvent absents et donc en décrochage. Il souhaite leur redonner une dignité. Il leur propose de venir en aide à une maison d’accueil, la Maison Saint-Paul à Mons... "Il faut y monter des prises de courant et effectuer mille travaux. Les jeunes sont enthousiastes, ils se sentent utiles et se responsabilisent. Une a.s.b.l. est créée «génération nouvelle», la Maison Saint-Paul reçoit ainsi ses jeunes «travailleurs» lors des congés scolaires, des parents les rejoignent pour donner un coup de main." précise l'orateur. Toujours à Mons, il fait travailler des élèves de l’option artistique à l’hôpital pour agrémenter ces lieux parfois austères. Il met en route un journal des étudiants et organise un tournoi sportif au profit des sinistrés de l’incendie du bloc d’appartements «les Mésanges».

"Passeur de frontières"

Après cette année scolaire bien remplie, Jean-François Lanvin se tourne encore davantage vers les élèves les plus défavorisés et il se retrouve ainsi pour un mi-temps à l’institut La Providence à Cureghem, l’autre mi-temps en latine à St-Ghislain. Avant la rentrée, il pratique une immersion personnelle dans cette commune défavorisée qu’est Cureghem. Au cours de religion, il incite les élèves et envoie ainsi des «équipes» pour venir en aide dans le voisinage.

Dans son école, il y a des «brosseurs» invétérés. Comment les conscientiser? Il crée le club "Tous à bord". Des jeunes issus des IPPJ (Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse) rencontrent des jeunes handicapés. Eh oui, Jean-François Lanvin est un «passeur de frontières», son but: faire travailler ensemble des membres de milieux différents pour sortir des ghettos. Il œuvre également dans le MENA (Mineurs Étrangers Non Accompagnés) pour les intégrer dans des options professionnelles.

"Il est important de trouver un point d’encrage chez les jeunes car, même chez les plus récalcitrants de ceux-ci, tout n’est pas négatif, chacun peut construire un parcours de vie, réaliser son projet. Le tout c’est de leur donner l’occasion de s’épanouir, mais les structures existantes ne sont pas toujours à même de les aider. C’est du coup par coup, l’un aidant l’autre." conclut l'invité du jour.

Didier D'HALLUIN/TG


Dans la même catégorie