Quelques jours après l’exécution d’Afzal Guru, l’un des terroristes responsables de l’attaque contre le parlement en décembre 2001, les mouvements catholiques indiens ont réclamé, le 13 février 2013, un moratoire sur la peine capitale dans leur pays.
Le Catholic Secular Forum (CSF), mouvement du laïcat catholique indien, rappelle que lors d'un récent vote de l’Assemblée générale de l’ONU sur la question, l’Inde fut l’un des 39 pays à soutenir le maintien de la peine capitale alors que 110 pays en demandaient l'abolition, comme cela est déjà le cas (via parfois un moratoire) dans environ 150 pays.
Les chrétiens sont opposés à la peine de mort pour des raisons religieuses bien sûr (l’Eglise a toujours défendu la sacralité de la vie) mais pas seulement. Les catholiques indiens revendiquent le droit à la vie en tant que droit humain, inaliénable, et expliquent qu'il n'y a rien de pire que l'exécution d'un innocent en cas d'erreur judicaire.
Ils font également valoir le fait que la peine de mort ne guérit pas nécessairement les traumatismes des victimes ou de leurs familles. Cette "peine inhumaine", qui rend les sociétés moins civiles et plus cruelles et qui appesantit à l’excès le système de justice pénale, serait en outre moins dissuasive que le réclusion à perpétuité selon le CSF.
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