Deuil et révolte en Tunisie


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Deuil et révolte en Tunisie
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Assassiné mercredi, l'ancien avocat, leader de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd, vient d'être inhumé ce vendredi, alors que le pays connait sa première grève générale depuis 1978. Mais tout cela n'est-il pas lié, en fait? La foule en révolte se retrouve de nouveau dans les rues de Tunisie.

La Tunisie est en crise, une crise politique aggravée par l'assassinat du militant de gauche, Chokri Belaïd. La grève générale est une sorte d'hommage rendu à ce défenseur des droits humains. Le peuple tunisien descendu dans les rues de Tunis le sait, c'est pour cette raison qu'il a répondu présent aux obsèques du leader. Ils sont ainsi 1.400.000 à clamer leur colère contre le pouvoir islamiste, qui selon eux, refuse le dialogue et veut disposer du pays comme bon lui semble, alors qu'il n'en a pas le droit. La mort de Chokri Belaïd va-t-elle être un nouvel élément déclencheur de révolution en Tunisie? Le parti au pouvoir, coupable de n'avoir rien fait, sème l'inquiétude, l'incompréhension, voire le désarroi, au sein du peuple tunisien; un peuple qui ne connaît aucune tradition de violence. L'assassinat politique en Tunisie est du jamais vu.

S.B.

Catégorie : L'actu

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