Mali : La rébellion face aux extrémistes salafistes


Partager
Mali : La rébellion face aux extrémistes salafistes
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Dans le nord du Mali occupé, depuis mars dernier, par les groupes musulmans radicaux des salafistes, les populations commencent à résister à leurs diktats. Elles refusent l’application de la charia qui leur est imposée.

Selon le journal français en ligne, spécialisé sur l’Afrique : www.slateafrique.com, l’application de la charia a laissé des traces: mains et pieds coupés pour les voleurs, coups de fouet pour des délits mineurs, interdiction de fumer, de regarder la télé, mariage précoce pour les filles. L’image des djihadistes en a pris un coup. Ils sont devenus de plus en plus impopulaires. Une forme de désobéissance civile s’installe.

Douentza, ville située à la limite entre le nord et le sud du pays, contrôlée depuis environ deux mois par les salafistes, offre l’exemple de ce refus de soumission des populations aux djihadistes. Le jour de la tabaski, la fête du mouton, célébrée cette année le 26 octobre, des femmes ont même bravé l’obligation de porter le voile.

Les jeunes de Douentza aussi contestent ouvertement, l’autorité des salafistes. "La semaine dernière, un combattant islamiste a été surpris avec une femme qui n’est pas la sienne. Alertés, nous nous sommes retrouvés sur les lieux. Nous avons déshabillé et fouetté ce combattant sous le regard de la fille qu’il draguait. Exactement comme les salafistes le font avec nous".

"Ils boivent, fument et veulent imposer la charia !"

Accueillis en "libérateurs", pour avoir chassé les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), les combattants du MUJAO (Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’ouest) et d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont devenus impopulaires dans les zones qu’ils contrôlent. A Tombouctou, leur bastion, ils font moins peur. "Nous en avons marre d’eux. Ils ne nous font plus peur comme avant. Ils boivent de l’alcool, fument de la drogue, courtisent les femmes, et ils nous demandent d’appliquer la charia. Ce sont de faux musulmans", a déclaré un habitant de Tombouctou à Slateafrique. De nombreux cas de désertion de combattants islamistes sont aussi enregistrés.

(apic)

Catégorie : International

Dans la même catégorie