Congrès de l’enseignement catholique: relever les défis du futur !


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Congrès de l’enseignement catholique: relever les défis du futur !
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

A l’initiative du SeGEC (Secrétariat général de l’enseignement catholique), le Congrès de l’enseignement catholique a ouvert ses portes ce jeudi 18 octobre, en soirée, en présence de plusieurs centaines de personnes. Pendant trois jours, un millier d’acteurs (membres de pouvoirs organisateurs, directeurs d’écoles, profs, parents…) réfléchiront aux orientations à mener pour les dix prochaines années afin d’aider les communautés éducatives à relever les défis de notre époque. L’enseignement catholique scolarise un élève sur deux en communauté française.

En guise d’ouverture, des élèves de l’enseignement fondamental, secondaire et supérieur ont exprimé leurs rêves sur scène avant d’inviter des responsables et des partenaires de l’enseignement catholique à réagir. Ce vendredi, Olivier Servais, anthropologue et sociologue à l’UCL, tiendra une conférence, sur le thème « Culture de l’enseignement catholique ». Après-midi, Jean De Munck, professeur de sociologie à l’UCL, abordera le thème « Pour Penser l’école catholique au XXIe siècle ».

En attendant, dans le cadre du congrès, les pouvoirs organisateurs subventionnés ont fait part de leurs priorités en vue des négociations sectorielles 2013-2014. Dans une communiqué, ils rappellent que les pouvoirs organisateurs de l’enseignement subventionné (communes, provinces, P.O. de l’enseignement libre) scolarisent 85 % des élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et de préciser que les P.O. « se sont accordés sur les priorités qu’ils défendront en commun lors des négociations sectorielles qui s’ouvriront prochainement. Ces priorités se déclinent en référence à trois nécessités : lutter contre la pénurie de personnel qualifié et répondre au défi démographique, améliorer la qualité de l’enseignement et poursuivre l’exécution de l’accord 2011-2012 ».

De nombreuses pistes à explorer

Plusieurs propositions sont d’ores et déjà avancées. Ainsi, pour lutter contre la pénurie de candidats-directeurs et relever le défi démographique, les P0 souhaitent que l’on définisse et garantisse une tension barémique suffisante entre la fonction d’enseignant et la fonction de direction, en référence aux pratiques en vigueur dans d’autres secteurs d’activité. D’autres pistes sont ébauchées pour porter progressivement l’aide aux directions du fondamental, adapter structurellement à l’évolution des besoins l’octroi des puéricultrices dans l’enseignement fondamental ordinaire.

Par ailleurs, pour lutter contre la pénurie d’enseignants et permettre le recrutement d’enseignants disposant de l’expérience concrète de certains métiers, les pouvoirs organisateurs suggèrent de porter à 15 ans la valorisation dans l’enseignement de l’expérience utile acquise dans d’autres secteurs d’activité.

Enfin, les PO se penchent aussi sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Leur réflexion porte sur la définition du mode de financement et le cadre de détachement des conseillers pédagogiques du secondaire selon le modèle en vigueur dans l’enseignement fondamental. Ils entendent aussi organiser un dialogue entre les autorités publiques et les fédérations des pouvoirs organisateurs sur la manière d’anticiper l’évolution des conditions d’accès aux financements du Fonds social européen.

Dans le cadre des prochaines négociations intersectorielles, les PO de l’enseignement catholique demande ni plus ni moins que la poursuite de la mise en œuvre de l’accord 2011 – 2012.

JJD

 

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