24e voyage du pape à l'étranger et quatrième dans la région, après la Turquie en 2006, la Terre sainte en 2009 et Chypre en 2010, Benoît XVI s'apprête à se rendre au Liban. Un voyage attendu avec impatience par toute la communauté chrétienne du Moyen-Orient.
Le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Sandri revient sur les enjeux de ce voyage.
Mgr Sandri souhaite que le Moyen-Orient en général et le Liban en particulier deviennent une terre de communion, de fraternité et de témoignage, pour les chrétiens comme pour les musulmans et pour toutes les autres religions. Le cardinal invite au respect des droits fondamentaux, à commencer par la liberté religieuse; il souligne l'importance de ne pas oublier l’héritage historique de cette région, une nécessité impérieuse pour l'avenir de ces pays.
Un témoignage stimulant
Le voyage du Pape sera l'occasion de "revigorer les disciples du Christ". Les rencontres et les documents ne servent à rien sans le témoignage de vie des chrétiens, relève le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales. Les catholiques seront donc invités au témoignage, mais aussi à la communion, entre eux et avec les chrétiens des autres confessions. Ils seront exhortés à une convivialité pacifique avec leurs frères musulmans. Car, ne l'oublions pas, c'est en homme de dialogue et de paix, au nom de l’Evangile, que Benoît XVI se rend au Liban.
Par ce voyage, le Saint-Siège espère également attirer l’attention de la communauté internationale sur les besoins spécifiques des chrétiens du Moyen-Orient, en rappelant les droits des minorités, les chrétiens étant des citoyens à part entière.
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