Tunisie: les mosquées ne sont plus des oasis de paix


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Tunisie: les mosquées ne sont plus des oasis de paix
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

En raison de la montée des extrémistes salafistes, les mosquées en Tunisie sont devenues désormais un véritable casse-tête aussi bien pour les simples fidèles musulmans qui les fréquentent que pour le ministère des Affaires religieuses qui les gère. Les fondamentalistes en font des lieux de tensions et de rivalités, rapporte le quotidien tunisien "La Presse".

Jadis considérées comme des oasis de paix et de piété, les mosquées sont maintenant devenues des lieux de tension et des foyers de rivalités entre les salafistes, groupes radicaux musulmans, et les fidèles qui pratiquent un islam modéré, explique le quotidien.

De plus en plus, pendant les moments de prières, les militants barbus sèment le trouble. Des prédicateurs sont muselés, d’autres sont agressés. Les prêches s’achèvent dans le désordre, en queue de poisson.

En plus, les militants salafistes perturbent en permanence les heures d’ouverture et de fermeture des mosquées, distribuent à l’entrée et à l’intérieur de ces mosquées des tracts faisant l’éloge du salafisme. Ces tracts sont parfois distribués aux fidèles, en plein appel à la prière.

« En guise de "renaissance islamique", ils ont envahis les alentours des mosquées, avec partout, des étals anarchiques où ne sont exposés à la vente, que les tenues traditionnelles de la religion et les produits d’encens importés de la Mecque et d’Afghanistan, peut-on lire dans l’édition de lundi de "La Presse". Le journal précise que la police municipale n’a jamais réussi à enlever ces étals anarchiques, devenus encombrants », précise l’article de « La Presse ».

Et de poursuivre en précisant qu’à l’intérieur des mosquées, c’est la rivalité entre les salafistes et les autres fidèles, chacune des deux parties cherchant à imposer sa domination ou son hégémonie sur les lieux de culte. Les incidents y sont désormais monnaie courante. A la mosquée de la Cité Ghezala, dans le gouvernorat ou région de l’Ariana, au nord du pays, des fidèles salafistes barbus et non salafistes d’une mosquée en sont même arrivés aux mains, pour "incompatibilité d’humeur et de conviction". Pour les salafistes, touts ceux qui ne sont pas avec eux sont "les ennemis de l’islam".

Pour tenir tête aux intimidations et agressions des salafistes, les prédicateurs et prêcheurs de mosquées se sont regroupés récemment au sein d’un syndicat. A travers cette structure, ils espèrent mieux se battre et se protéger contre les "visées expansionnistes des salafistes".

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