Un an après les attentats commis par Anders Behring Breivik en Norvège, le travail de deuil est loin d’être terminé. Ce week-end, des cérémonies de commémoration à la mémoire des victimes de cette tragédie ont été organisées dans le pays. Pour Mgr Bernt Eidsvig, évêque catholique d’Oslo, « on sent que ce terrible jubilé constitue une grosse charge, en particulier pour les survivants ».
Le prélat a tenu ces propos au micro de la radio munichoise de domradio.de, souhaitant que « les survivants puissent ressentir qu’ils ne sont pas seuls avec leur chagrin ».
« L’auteur des attentats, Anders Behring Breivik, n’est pas facile à comprendre, même après son procès », a poursuivi Mgr Eidsvig., rappelant que les prétentions de chevalier chrétien parti en croisade du tireur sont si peu compatibles avec la foi chrétienne. Il a estimé que ces prétentions n’ont représenté aucun enjeu pour les croyants. Et lui accorder le pardon est, dans l’état actuel, presque impossible. « Le pardon sans repentir est une chose très difficile », a affirmé l’évêque. « Pour l’instant, on ne peut que prier pour que Dieu conduise l’auteur de l’attentat vers la véritable repentance ».
Des cérémonies de commémoration des attentats se sont déroulées dimanche 22 juillet dans toute la Norvège. L’Eglise évangélique luthérienne, à laquelle appartiennent plus de 80% des Norvégiens, et l’Eglise catholique romaine ont invité la population à des liturgies du souvenir dans toutes les cathédrales.
Pour rappel, l’attentat à la bombe dans le quartier du gouvernement à Oslo et la fusillade qui s’en est suivie sur l’île Utöya avaient fait 77 morts le 22 juillet 2011.
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